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En attendant les résultats de l’enquête de la Diss sur l’affaire de la 44ème promotion de l’Ecole nationale de police (Enp), la formation d’une dizaine d’élèves officiers et commissaires, issus du concours professionnel, est suspendue pour rébellion suite à des présumés sévices. Mais, la polémique enfle.

La tension est palpable dans la police. La vérité sur l’affaire la 44ème promotion de l’Ecole nationale de police doit être révélée par la Direction de l’inspection des services de sécurité (Diss), qui a ouvert une enquête pour déterminer sur ce qui s’est réellement passé à l’Enp ces dernières heures.  Il reste, par contre, constant qu’une partie des élèves admis par concours professionnel à l’Enp est sur la touche pour rébellion. En d’autres termes, ils n’ont pas été radiés mais mis à la disposition de la Direction du personnel de la Police nationale. Et le Bureau des relations publiques de la police (Brp) insiste sur un point : «Seuls des élèves-officiers et élèves-commissaires, issus du concours professionnel, ont été renvoyés de l’école.» Surtout que  tous les policiers admis par voie de concours n’avaient pas encore rejoint leur lieu de formation. Par conséquent, les autres élèves issus de cette promotion, constitués d’agents de police, de sous-officiers et de commissaires issus du concours direct, poursuivent leur formation.
Qu’est-ce qui s’est passé ? Selon plusieurs interlocuteurs, les «professionnels», qui ont au moins 5 ans d’ancienneté dans la police, n’ont pas voulu subir ce qu’on appelle le «bizutage», prétextant qu’ils avaient connu de tels traitements lors de leur précédent recrutement comme fonctionnaires de police. Contrairement à certaines informations, ils n’ont pas fait subir des sévices corporels à d’autres élèves en formation à l’Enp. Ce sont eux, qui ont subi des «tortures corporelles» et certains ont été sérieusement amochés.  Ils ont du subir des soins de santé à cause de la gravité de leurs blessures notamment au visage et la suite de la formation de certains est compromise.  Et la polémique continue d’enfler.
bsakho@lequotidien.sn

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