PARTAGER

La compagnie théâtrale Belge Artara et la plateforme sénégalaise de formation Fotti ont tenu, hier au Grand théâtre, une conférence de presse annonçant leur spectacle théâtral du nom de Black Clouds (nuages noirs). Prévu demain et après demain au Grand théâtre, ce spectacle est accompagné d’un volet formation numérique destinée aux jeunes.

La fracture numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud est une réalité. Pour y remédier, les acteurs de la compagnie théâtrale belge Artara et les membres de la plateforme sénégalaise Fotti ont créé un projet commun. «Nous sommes des associations à but non lucratif, nous avons des projets qui parfois prennent la forme d’une histoire. Parfois on décide de raconter un spectacle ensemble, parfois ce sont des workshops, des ateliers», a déclaré Fabrice Murgia de la compagnie Artara. Intitulé Black Clouds, ce projet, liant deux pays :  un du Sud (Sénégal) et un autre du Nord (Belgique),  est décliné en deux volets, celui de la formation et un autre pour un spectacle théâtral prévu demain (à  10h pour le public scolaire) et après demain à 20h 30 pour le grand public.
Tous les deux spectacles se tiendront au Grand théâtre, et ses initiateurs espèrent sensibiliser à travers le public, sur l’importance du numérique surtout pour la culture. «C’est une thématique forte liée à la fracture numérique, les enjeux c’est d’aborder les relations, faire un portrait du digital entre le Nord et le Sud. Et surtout aborder la question des enjeux du numérique pour la culture», ont-ils noté brossant un peu ces enjeux. «On sait à quel point le continent africain a des enjeux liés au numérique. Mais on l’aborde souvent, le numérique face aux enjeux économiques.» Alors que, rappelle-t-il, «la nature même du digital, c’est que les êtres puissent être connectés et partager des savoirs et non pas pour profiter à des puissances économiques. Internet, ce ne sont que des câbles qui passent sous l’eau. Si on décide que l’information soit accessible c’est possible. Mais comme c’est le pouvoir, certains veulent le garder pour eux. Si la fracture numérique en soi existe, c’est parce qu’il y a des volontés qu’elle existe», rajoute M. Murgia.
A propos du spectacle et de son contenu : le metteur en scène et directeur du Théâtre national de Bruxelles, Fabrice Murgia, rassure qu’il n’est pas écrit d’un point de vue européen. «Il y a 4 comédiens, deux belges : Valérie Bauchau, François Sauveur, et deux sénégalais : Fatou Hane, El Hadji Abdou­rahmane Ndiaye Kabi­la.» A côté de ce spectacle, des modules de formation au numérique ont été déployés à destination des citoyens enfants et adultes curieux et désireux d’en savoir plus sur le code informatique. Et Virginie Demilier de la compagnie Artara de renchérir : «Ce n’est pas seulement un coup mais une collaboration qui date et c’est vraiment une rencontre artistique avec des artistes et des  techniciens sénégalais et une équipe qui porte ça depuis des années.» Au sortir de la collaboration, le Grand théâtre et les membres de Artara  veulent faire le tour de certaines localités notamment : Kaolack, So­mone, Louga et sollicitent davantage d’appuis.
aly@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here