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Vice-président de la Fédé foot, Cheikh Seck, a déploré la blessure-surprise du portier des Lions, Edouard Mendy, avant Sénégal-Kenya. L’ancien gardien de but des Lions de saluer la force mentale de son remplaçant, Alfred Gomis, crédité d’une grosse perf’ face aux Harambe Stars.

Comment avez-vous vécu la blessure du gardien Edouard Mendy, finalement forfait pour le reste de la compétition ?
En pleine compétition, c’est une situation très difficile. C’est vrai qu’une blessure peut venir n’importe quand. Mais là il ne nous reste que deux gardiens. Et d’ailleurs, je pense que la réflexion doit être axée à ce niveau parce que le poste de gardien est assez spécifique. Il n’y a que trois gardiens et si un gardien se blesse et qu’il n’est pas remplacé, avec quatre à cinq matchs à jouer, c’est compliqué. Si on a un deuxième blessé, l’autre qui a deux cartons, on risque d’arriver en finale sans gardien. Donc je pense que la réflexion se situe à ce niveau. Maintenant il faut s’adapter et faire encore plus attention avec les deux qui sont là, se concentrer davantage et éviter d’éventuelles blessures ou d’éventuels cartons.

Comment la Tanière a vécu la blessure, ensuite le forfait de Edouard Mendy ?
Très mal parce que Edouard était très engagé, motivé et déterminé à faire une bonne Can. C’était sa première Can. Il avait une grosse envie d’aller jusqu’au bout. Les joueurs l’ont très mal vécue. Mais faut dire que cette blessure les a galvanisés. Ils ont joué pour lui et ils lui ont promis d’aller jusqu’au bout.

C’est aussi une pression pour son remplaçant, Alfred Gomis, qui a pris sa place dans les buts…
Heureusement que Alfred est bien entré dans le match contre le Kenya. Ce n’était pas évident de remplacer un gardien à 10 minutes du coup d’envoi. Il devait être aussitôt prêt pour jouer 90 minutes. Mais on connait Alfred Gomis, c’est un professionnel. Il a su tirer son épingle du jeu et répondre à la hauteur des attentes.

Il y a eu beaucoup de blessés depuis le début de la compétition. Mentalement comment vit le groupe avec ces forfaits au fil des rencontres ?
Les blessures font partie de la compétition. On croise toujours les doigts pour qu’il y ait moins de blessés possibles, mais l’équipe prend ça avec beaucoup de philosophie. Les entrainements et la compétition riment avec blessures. Il faudra faire plus attention aux duels.

Ces nombreuses blessures c’est dû à quoi, selon vous ?
Peut-être à la malchance. Aucun joueur ne veut se blesser volontairement. C’est contre l’Algérie qu’on a eu deux blessés. Et là, ce sont les Algériens qui nous ont marché dessus et les gens ne pouvaient pas riposter pour éviter des cartons rouges. Normalement, un ou deux joueurs Algériens auraient dû être expulsés. Mais c’est une situation qu’il faut gérer. On est 23 joueurs et tous sont motivés et interchangeables. C’est à ce niveau que se situe la différence. Il faut donc savoir bien gérer ce genre de situation.

Comment voyez-vous la suite de compétition avec ce match des huitièmes contre l’Ouganda ?
Avec optimisme ! Il faut prendre les matchs un à un. Ce sera contre l’Ouganda vendredi. On va tout faire pour gagner, penser après au quart de finale et aller jusqu’en finale.

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