PARTAGER

Clairement visé par Karim Benzema lors d’un entretien publié mercredi, le sélectionneur national, Didier Deschamps, ne s’est pas privé de répondre à l’occasion de la publication de sa liste pour les prochains matchs de l’Equipe de France.

«Je le connais bien, quand même. Mais il y a un manque de cohérence dans ses propos. Il ne peut pas dire -il y a un an- que «tous les pays nous envient Benzema» et quelques semaines plus tard, changer de discours et d’option. Il connaît le foot. Je ne le comprends pas. Ça ne tient pas debout. C’est pour ça que je ne veux d’explications de personne, personne, de personne d’autre à part le sélectionneur. Les autres disent que je suis sélectionnable, pas lui. Si le sélectionneur me dit droit dans les yeux que ce n’est qu’à cause du foot, eh bien, je continuerai à travailler… Si c’est pour autre chose qu’il me le dise en face, et c’est fini avec lui.»
Voilà l’une des déclarations-chocs de Karim Benzema dans l’entretien règlement de comptes qu’il a accordé à L’Equipe mercredi. L’attaquant du Real Madrid en a gros sur la patate, aussi bien au sujet de Mathieu Valbuena que du sélectionneur national Didier Deschamps.
Le timing était bien choisi pour avoir droit à une réponse publique rapide. Ce jeudi, Didier Deschamps se présentait en effet devant la presse pour dévoiler la liste des joueurs convoqués pour les matchs internationaux du mois de juin, contre le Paraguay, la Suède et l’Angleterre. Forcé­ment, les questions ont vite concerné les paroles offensives de Benzema au sujet du sélectionneur, qui ne s’est pas privé de répondre. «Je m’attendais à une question, peut-être pas tout de suite. Je ferai une seule réponse : l’Equipe de France s’est construite avant l’Euro. Elle s’est consolidée à travers la compétition, où on a réussi à arriver en finale, où elle a été compétitive. Elle a continué à l’être en qualification à la Coupe du monde (2018, en Russie). J’ai un groupe dans lequel y a un équilibre, une harmonie, une vraie dynamique. Et autour aussi. J’ai fait confiance à des joueurs qui ont répondu sur le terrain de par leurs performances. J’y ai aussi incorporé de jeunes joueurs, car ils ont un fort potentiel, qui représente évidemment le présent, mais aussi pour préparer aux futures échéances», a commencé par développer le coach tricolore.
Le sélectionneur des Bleus a ensuite haussé un peu le ton et a tenu à rappeler ses prérogatives : «Je vais rappeler que je suis l’unique décisionnaire. Je prends des décisions dans un cadre sportif, je suis là pour faire un choix de joueurs pour constituer un groupe. Le groupe est au-dessus de tout, je fais des choix dans le même sens, que je pense être le bien de l’Equipe de France. A chaque liste, je prends le temps d’analyser, de réfléchir. Je choisis, j’assume mes choix. C’est toujours dans le sens du bien de l’Equipe de France. J’ai toujours agi comme ça et je ne changerai pas. Je continuerai à agir de la sorte.»
Enfin, une question lui a été posée sur les joueurs qui réclamaient ses explications par voie de presse, ce qui a notamment été le cas de Adil Rami juste avant le dernier Euro ou encore celui de Karim Benzema dans sa dernière interview. «Je n’ai pas pris l’habitude d’être agacé. Ça fait partie du jeu entre guillemets. Après ce n’est pas que ça me plaît ou que ça ne me plaît pas. Ça a toujours existé, ça existera toujours. Je n’ai pas de problème avec ça», a rétorqué l’ancien entraîneur de l’Olym­pique de Marseille. Le message envoyé est clair et Karim Benzema sait à quoi s’en tenir.
Footmercato

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here