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C’était une séance de clarification. Boubacar Camara est revenu hier, au «Grand jury» de la Rfm, sur l’audience que le Président Macky Sall lui avait accordée le 11 octobre dernier. «Le président de la République me respecte et je le respecte aussi. Il sait que j’ai des convictions et que j’ai un parti ancré dans l’opposition. Il m’a fait appeler, je l’ai écouté et il m’a expliqué les mesures qu’il est en train de prendre pour mettre le pays dans une trajectoire durable. En tant qu’homme d’Etat, lorsqu’un chef d’Etat vous appelle pour recueillir votre point de vue, votre devoir c’est de lui parler franchement», a-t-il dit. Le leader du Parti de la construction et de la solidarité (Pcs/Jengu tabax) dit avoir proposé au chef de l’Etat des rectifications et lui avoir exposé son programme politique. Donc, ajoute-t-il, «nous ne pouvons pas embarquer dans le navire qui dérive et qui a abouti au résultat que nous avons eu. Les divergences qui ont été constatées lors de cet entretien sont telles que ça n’aurait aucun sens pour le président de la République de me dire : ‘’Venez travailler avec moi’’.» Mais M. Camara n’exclut pas de discuter avec le Président Sall, «le jour où il décidera de s’engager dans des rectifications indispensables» qu’il lui a suggérées. Il dit en revanche «comprendre parfaitement ceux qui craignent un reniement parce qu’on aura tout vu dans ce pays».

«Macky a pêché un espadon»
Après avoir réitéré que sa rencontre avec Macky Sall n’a pas été la cause de son départ de la coalition Jotna, Boubacar Camara a aussi donné sa lecture du remaniement du 1er novembre dernier. «Macky Sall est complètement affaibli au point d’aller chercher Idrissa Seck. Il a pêché un gros poisson, mais c’est un espadon, le poisson épais», a-t-il dit, pariant que «la guerre va s’ouvrir entre Macky Sall et Idrissa Seck». Et il ne manque pas d’ailleurs de s’émouvoir de cette attitude «extraordinaire» du leader de Rewmi. «C’est celui qui était 2ème à l’élection présidentielle, qui avait recueilli plus de 900 mille suffrages qui rejoint le pouvoir comme ça. Et c’est ça l’exemple type de la tortuosité politique qu’il ne faut pas montrer à la jeunesse», a-t-il déploré. S’il rappelle que Idy a fait des «va et vient en 2007», il affirme que cette fois-ci c’est «un aller sans retour».

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