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Le directeur de Cabinet de Moustapha Niasse n’est pas tranché sur la question de la dissolution de l’Assemblée nationale, mais il estime que Bby n’est «pas en danger». Bouna Mohamed Seck de l’Afp avertit cependant sur les quelques risques d’une telle démarche.

L’Alliance des forces de progrès (Afp) est «à l’aise» pour parler de la dissolution de l’Assemblée nationale, agitée depuis la réélection de son allié Macky Sall. C’est la réaction de Bouna Mohamed Seck qui était l’invité d’«Objection» sur Sud Fm hier. S’il précise qu’il n’est «ni pour ni contre» parce que son parti ne s’est pas prononcé sur la question. Le directeur de Cabinet du président de l’As­semblée nationale analyse tout de même les risques d’une telle éventualité. «La dissolution peut être une arme dirigée contre certaines forces. En 2001, le Président Wade avait dissous l’Assemblée parce qu’il y avait une majorité dominée par des Socialistes. Aujourd’hui, Benno bokk yaakaar a une majorité très confortable. Donc sur ce plan-là, il n’y a pas de danger pour la coalition. Mais ça peut être aussi un outil pour harmoniser le calendrier républicain. C’est une démarche avec toujours des conséquences politiques. Sou­venez-vous de l’histoire politique du Président Jacques Chirac qui avait procédé à la dissolution de l’Assemblée et qui, finalement, a eu un effet boomerang, c’est-à-dire la cohabitation. C’est dire que chaque élection est une aventure. Donc, on ne sait pas trop ce qui peut se passer entre aujourd’hui et les prochains mois», explique-t-il.

«J’entends certains petits esprits dire que (Niasse) s’accroche à des avantages»
C’est que certains pensent qu’en cas de dissolution, Moustapha Niasse pourrait perdre le Perchoir. Mais Bouna Mohamed Seck affirme que son leader ne s’arc-boute pas sur son fauteuil. Il ajoute : «Je peux vous dire une chose : l’homme Mous­tapha Niasse a des convictions profondes pour la République, pour la sécurité, la stabilité et le développement du Sénégal. J’entends certains petits esprits dire qu’il s’accroche à des avantages. Il n’est pas dans le besoin et peut gagner des millions en une nuit. Alors, comparer cela à des fonds politiques et son salaire de l’Assemblée…»

«Si l’Afp était allée seule aux Législatives, elle aurait pu avoir plus de 5 députés»
Le Progressiste rappelle en outre que les 5 députés qui leur ont été attribués «ne correspondent pas du tout au profil et aux forces réelles de l’Afp», même s’il ne néglige pas le Perchoir qui est revenu à Niasse. «Je suis persuadé que si l’Afp était allée seule aux Législatives (de 2017), elle aurait pu avoir plus de 5 députés», martèle M. Seck.
hamath@lequotidien.sn

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