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Le budget 2017 du ministère de la Gouvernance locale du développement et de l’aménagement du territoire, voté hier à l’Assemblée nationale, est passé à plus de 89 milliards de francs, soit une hausse de 20 milliards par rapport à 2016. Les 73 milliards de ce budget seront consacrés à l’appui aux collectivités locales.

Huit députés-intervenants, 20 minutes de réponses pour les ministres. Et le budget du ministère de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire fut voté. Dans une Assemblée nationale déserte, les parlementaires n’ont pas semblé accorder trop d’importance aux problèmes des collectivités locales. Si Aïda Mbodj (présente dans la salle) semble avoir digéré sa destitution par Abdoulaye Diouf Sarr de la présidence du Conseil départemental de Bambey, la plupart des députés de l’opposition ont préféré boycotter la session budgétaire. Barthélémy Dias, qui passe tout son temps à décrier la gestion de son ministre de tutelle, n’a posé sa silhouette dans l’Hémicycle qu’après la clôture de la liste des intervenants. Qu’importe, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, tout de blanc vêtu, s’est évertué à donner de la saveur à l’examen du budget de son département.
De sa besace, il sort les mesures prises par l’Etat pour appuyer les collectivités locales dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation. Il s’agit du relèvement du Fonds de dotation et du Fonds d’équipement des communes. D’après lui, l’Etat a fait des efforts supplémentaires cette année. «Pour les deux fonds, un montant de 43 milliards a été dégagé pour les collectivités locales sans compter les autres investissements qui découlent des départements sectoriels et qui vont abonder les investissements au niveau des communes», annonce Diouf Sarr. Ministre délégué chargé du Budget, Birima Manga, interpellé par le député Aliou Kébé sur la présence desdits fonds dans le budget 2017, sort la calculette. Selon lui, lesdits fonds ajoutés aux 4 milliards de  ristourne et des autres tirés du Budget consolidé d’investissement (Bci) font un total de 73 milliards de concours de l’Etat aux collectivités locales. S’agissant des transferts financiers dont la répartition entraîne souvent des grincements de dents entre les maires de l’opposition et l’Etat, le ministre de la Gouvernance locale a annoncé le recrutement d’un cabinet par l’Agence de développement municipal (Adm),pour travailler sur la fixation d’une grille de critères de répartition.
bgdiop@lequotidien.sn

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