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L’Université virtuelle a vu son budget plus que doubler ainsi que ses moyens. De même, la seconde université de Dakar, à Diamniadio, pourrait déjà recevoir des étudiants dès la prochaine rentrée universitaire.

L’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) a brisé l’espoir de nombreux nouveaux bacheliers. Certains d’entre eux se considèrent comme des agneaux du sacrifice d’un système qui a atteint son impasse, celui de l’enseignement supérieur au Sénégal depuis des années. Ce système qui ne parvient plus à résorber la forte demande des bacheliers qui, chaque année, veulent un accès aux universités publiques. Samedi dernier, lors du vote du budget du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, la quasi-totalité des interventions des députés ont tourné autour de la question.
D’après les assurances du ministre Mary Teuw Niane, le calvaire de ces étudiants connaîtra bientôt une fin. Selon lui, l’Etat a engagé la construction de 19 Espaces numériques ouverts (Eno) dans tout le pays. Dakar polarise à lui seul trois Eno. Ils sont installés à Dakar-Mermoz, Pikine et Guédiawaye.  Ce programme, dit-il, va permettre à l’Uvs d’avoir plus d’espace et plus d’équipements pour répondre à cette demande de formation, mais aussi aux inquiétudes des familles. Interpellé par le député Awa Guèye sur le taux de réussite au niveau de l’Uvs, le ministre n’a pas avancé de chiffres.
Mais il a relevé le taux d’abandon dans cette nouvelle université. Pour Mary Teuw Niane, «avant démarrage, c’est-à-dire ceux qui sont orientés et qui ne démarrent pas, représentent jusqu’à présent 30%. Mais dès qu’ils démarrent, quasiment il n’y a plus d’abandon parce que le taux tourne autour de 2-3%». Aujourd’hui, le patron de l’enseignement supérieur sénégalais se dit  «convaincu que l’Uvs, fonctionnant en plein régime, réglant les problèmes de connectivité et autres, sera sans doute au moins aussi performante que les universités physiques». Pour cette année, son budget a connu une hausse d’un milliard 300 millions de francs Cfa, passant de 700 millions en 2016 à 2 milliards en 2017.
Au cours du passage du ministre, d’autres sujets ont été évoqués. Des explications ont été demandées par rapport au blocage dans le démarrage des travaux de l’Université du Sine Saloum, El Hadji Ibrahima Niass. D’après le ministre, «c’est l’attributaire du marché qui n’a pas respecté tous ses engagements». Du coup, dit-il, il a perdu le marché au profit de son suivant sur la liste. Il a souligné aussi que pour l’Université Amadou Makhtar Mbow, les cours pourraient démarrer en octobre 2017.
Pour le cas de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, soutient le ministre, en plus de l’augmentation des salles de classe, de l’extension pédagogique, la mise en place du centre informatique, ses services sont en train de construire un restaurant de 500 places et 12 appartements pour les enseignants. Dressant un bilan des réalisations en cours dans son département, M. Niane énumère : «En plus des 3 mille lits qui sont déjà livrés dans toutes les universités du Sénégal, nous avons entamé la construction de 4 mille lits à l’Ucad, 2 mille lits à l’Ugb.»
Il poursuit : «A cela, il faut ajouter que le budget des universités a été augmenté.» Sur la prise en charge médicale des étudiants, il a confirmé que «le Coud doit des arriérés importants aux hôpitaux. Mais que «le ministère de l’Economie, des finances et du plan fait beaucoup d’efforts pour éponger», rassure-t-il.
Le budget du département dirigé par Mary Teuw Niane, voté à l’unanimité, a connu une hausse de plus de 12 milliards de francs Cfa. Il a été arrêté à plus de 162 milliards contre plus de 149 milliards de francs Cfa en  2016.
msakine@lequotidien.sn

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