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Birima Mangara, ministre du Budget.

En vue de l’implémentation de la budgétisation en autorisation d’engagement et de crédit de paiement dans les ministères, le gouvernement sensibilise les agents sur les bonnes pratiques et outils de travail de cette démarche innovante.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la budgétisation en Autorisation d’engagement et de crédit de paiement (Ae/Cp), le ministère de l’Economie, des finances et du plan continue de sensibiliser les agents des ministères sectoriels sur les bonnes pratiques et les outils de travail de cette démarche novatrice. Cela, en organisant des sessions de renforcement de capacités. L’initiative, indique le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des finances et du plan, en charge du Budget, est née en 2002 suite à la demande des chefs d’Etat africains réunis au sein du Nepad à l’endroit du Fonds monétaire international (Fmi) pour les aider à renforcer les capacités institutionnelles et humaines de leurs Etats.
Selon Birima Mangara qui présidait hier un atelier technique, le renforcement de la fonction financière ministérielle des services en charge de la budgétisation à travers la structuration en Autorisation d’engagement et de crédit de paiement des dépenses d’investissement public et des projets en partenariat public-privé revêt une importance particulière. «La budgétisation en autorisation d’engagement et de crédit de paiement présente plusieurs avantages parmi lesquels celui d’avoir une visibilité pour retracer les crédits de paiement échelonnés sur plusieurs années d’une part et d’analyse de la soutenabilité budgétaire à travers les autorisations d’engagement d’autre part», explique Birima Mangara. De même, poursuit le ministre du Budget, «elle permet de renforcer le rôle des parlementaires en autorisant aussi bien l’engagement de la dépense que le paiement».
Ce renforcement de capacités en matière de réforme devrait permettre aux administrateurs sénégalais d’être au diapason des bonnes pratiques en cours et de maîtriser les nouveaux outils de travail sur la budgétisation en Ae/Cp. Selon cette démarche, un budget annuel de l’Etat ne doit pas supporter sur un seul exercice l’intégralité d’une dépense pluriannuelle.
«Dans la structuration des dépenses, il y en a celles qui s’exécutent sur plusieurs années, notamment les dépenses pluriannuelles. Savoir comment les prendre en charge, ne pas d’un seul coup les absorber est le défi que va relever l’atelier», espère M. Mangara.
En 2017, cinq ministères, en l’occurrence ceux en charge de la Justice, de la Santé, de l’Education, de l’Environnement et de l’Economie et des finances avaient bénéficié de l’encadrement rapproché en budgétisation en Ae/Cp. Compte tenu des résultats concluants tirés du premier exercice, celui-ci est élargi à six autres départements ministériels pour cette année.
Il s’agit des ministères de la Pêche et de l’économie maritime, du Renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de vie, de l’Hydraulique et de l’assainissement, des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, du Pétrole et des énergies et enfin du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Birima Mangara a exhorté les participants à s’approprier cette approche budgétaire innovante qui est un passage obligé vers le basculement prévu à partir de janvier 2020.
L’Autorisation d’engagement (Ae) consiste au coût maximal autorisé par le Parlement pour l’exécution d’un projet. S’il s’agit d’un projet pluriannuel, les montants à payer chaque année pour l’exécution d’une infrastructure dans le cadre du projet constituent les Crédits de paiement (Cp).
ksonko@lequotidien.sn

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