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L’adoption sans débat du projet de loi portant sur les Bureaux d’information sur le crédit (Bic) par l’Assemblée nationale la semaine dernière avait suscité beaucoup de commentaires du côté des usagers. Mais si l’on se fie aux explications des responsables de l’Association des professionnels de banques et établissements financiers du Sénégal (Apbefs), il n’y a pas péril en la demeure. En effet, assure le président, la mise ne place des Bic «entre dans le cadre de la stratégie globale de fiabilisation des statistiques de notre pays parce que le Sénégal n’est pas un pays isolé. On commerce avec les pays de la zone. C’est normal qu’on ait des outils standard». Ainsi, poursuit Mamadou Bocar Sy, «nous allons davantage nous expliquer avec le grand public. Vous avez affaire à des institutions sous le couvert de la Bceao et qui sont formatées pour respecter l’intégrité des données des clients. Nous ne disposons pas de données à distribuer. Nous disposons de données que les clients veulent bien nous donner pour faciliter l’accès au crédit et pour avoir les conditions les plus confortables d’accès au crédit, car plus on connaît son client plus on peut partager avec lui ses capacités d’endettement, de remboursement et mieux on peut lui donner les produits dont il a besoin». Pour dire que «c’est une information à usage professionnel, une information dont l’intégrité est garantie. Et tout cela se fait sous la supervision de la Bceao et de la Commission bancaire. Et si le dispositif n’est pas respecté, on s’expose à des sanctions. L’objectif n’est pas de surendetter les agents économiques, mais de les accompagner avec des produits adaptés à leurs besoins».
dialigue@lequotidien.sn

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