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Sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Norbert Zongo, le frère cadet de Blaise Compaoré a été interpellé par la police française hier matin à son retour d’Abidjan à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle.

A bord du vol Air France AF703 en provenance d’Abi­djan, François Compaoré a été interpellé dimanche 29 octobre par la police française à son arrivée à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, peu après 6h du matin.
Le frère cadet de Blaise Compaoré est visé depuis mai par un mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, le 13 décembre 1998, pour lequel il est formellement inculpé «d’incitation à assassinat».

Voyageur régulier entre Paris et Abidjan
Faisant régulièrement le voyage entre la France et la Côte d’Ivoire, il affirmait dans une récente interview à JA ne pas craindre ce mandat d’arrêt international et circulait jusqu’à présent librement entre Paris, où résident son épouse et ses enfants, et Abidjan, où est exilé son frère aîné, Blaise Compaoré.
«Le mandat d’arrêt a été notifié à mon client à son arrivée à Paris, explique Me Pierre-Olivier Sur, son avocat. Nous attendons maintenant la décision du juge pour savoir si ce mandat sera exécuté.» François Compaoré, qui a été placé en centre de rétention à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, devrait être présenté au procureur dans les heures à venir, pour savoir s’il sera remis en liberté ou gardé en détention.
La procédure peut prendre 48 heures. Joint par Rfi, Pierre-Olivier Sur, avocat  de François Compaoré, estime que son client a été interpellé pour des raisons «politiques». «Tout cela va prendre quelques heures. La procédure prévoit 48 heures avant qu’il ne soit présenté au Parquet général mais nous espérons bien qu’à l’issue, il sera évidemment laissé en liberté et puis, nous, ses avocats, nous aurons alors l’opportunité et l’occasion de dénoncer ce qui est une manœuvre politique», a-t-il déclaré.

jeuneafrique.com et rfi.fr

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