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Des soldats burkinabè patrouillent à Ouagadougou le 3 mars 2018, au lendemain d’attentats meurtriers.

Vingt-quatre soldats ont été tués lundi lors d’une «attaque d’envergure» de «groupes armés terroristes» dans le nord du Burkina Faso. C’est l’attaque jihadiste la plus meurtrière qu’ait subie l’Armée burkinabè.

L’état-major général des armées burkinabè a actualisé hier dans un communiqué le bilan de l’attaque, attribuée à des jihadistes, qui a frappé la veille le détachement militaire de Koudougou, dans la province du Soum. Alors que son précédent bilan lundi faisait état d’une dizaine de militaires tués et de plusieurs blessés, il évoque désormais 24 soldats tués, sept blessés et cinq portés disparus.
Un «conseil de défense extraordinaire» était en cours mardi au Palais présidentiel à Ouagadougou, a indiqué une source sécuritaire à l’Afp.
Selon cette source, ce sont «plusieurs dizaines de terroristes à bord de motos et de pick-up» qui ont attaqué le camp. «C’est visiblement une attaque bien préparée et coordonnée par plusieurs groupes terroristes. Ils ont tiré à l’arme lourde sur le camp de base, notamment des roquettes qui ont incendié plusieurs installations, des moyens roulants et de l’armement», a précisé cette source.
Jusque-là, la plus grave attaque jihadiste jamais perpétrée contre l’Armée burkinabè avait fait 12 morts à Nassoumbou, également dans la province du Soum, en décembre 2016. Une quarantaine d’assaillants, à bord de véhicules pick-up et de motos, avaient attaqué un poste militaire situé à une trentaine de kilomètres du Mali.
jeuneafrique.com

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