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Les Burkinabè devront donc patienter une semaine de plus avant de voir s’ouvrir un procès qu’ils attendent depuis de longs mois. Alors qu’il devait commencer ce jeudi 27 avril, ce dernier a finalement été reporté au jeudi 4 mai à la suite d’une requête de renvoi déposée par le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina Faso, Me Sawadogo.
L’audience s’était d’abord ouverte sous haute surveillance, un cordon sécuritaire ayant été établi autour du Tribunal de Oua­ga­dougou, dans le centre-ville. A l’entrée du bâtiment, des policiers armés fouillaient minutieusement le public.
D’anciens ministres inculpés com­me Jérôme Bougouma (Sé­cu­rité), Bongnessan Arsène Yé (Reformes politiques), Alain Edouard Traoré (Com­mu­nica­tion) ont fait leur apparition, de même que l’ex-chef de l’exécutif, Luc Adolphe Tiao. En tout, 25 membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré étaient présents, sur les 31 mis en examen.
Parmi les absents au procès, dans les rangs desquels on compte en premier l’ancien chef de l’Etat, figurent notamment Lucien Bembamba (Écono­mie) et Assimi Kouanda (ministre auprès de la Présidence). Quant au général Honoré Traoré, patron des Armées du­rant la répression du soulèvement contre Compaoré en octobre 2014, il assiste au procès comme témoin, ainsi que l’activiste Hervé Ouattara.
A 9h 08, les seize membres de la Haute Cour de justice font leur entrée dans la salle. Le président, Mathieu Ouédraogo, an­nonce que la première audience est ouverte. Puis il procède à l’appel des accusés avant de lire la demande de renvoi adressée par le bâtonnier en raison de la tenue, le même jour que l’ouverture du procès, de la rentrée solennelle du barreau burkinabè. Et d’annoncer la décision de la Cour : le procès sera reporté.
jeuneafrique.com

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