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Encore une attaque terroriste au Burkina Faso qui fait réagir les soldats français. Selon un communiqué de l’état-major français, la force Barkhane a mené un raid aérien dans la nuit du 3 au 4 octobre dans le nord du Burkina Faso. L’opération faisait suite à l’attaque contre une gendarmerie dans le Soum.
C’est à la demande des autorités burkinabè que la force française Barkhane a lancé ses avions de chasse sur le Soum, après l’attaque contre une gendarmerie qui a fait un mort et un blessé à Inata. Un vol de reconnaissance effectué par un drone a d’abord repéré une colonne d’une quinzaine de motos filant en direction du nord. Une fois le groupe identifié, deux avions Mirage ont décollé dans la nuit de Niamey pour opérer une frappe ciblée.
Ce n’est pas la première fois que des moyens aériens français survolent le Burkina. En avril déjà, les avions de Barkhane avaient été mobilisés lors d’une opération conjointe vers la forêt de Fulsare. «Ce sont des capacités que nous déployons en appui de nos forces partenaires», explique à Rfi le colonel Patrick Steiger, porte-parole de Barkhane.
Le bilan de cette opération reste encore inconnu. Une colonne de motos représente toujours une cible difficile, car elles peuvent se disperser rapidement. C’est d’ailleurs le mode opératoire privilégié des terroristes dans la région. Combiné aux mines artisanales, avec peu de moyens, ils conservent donc une capacité de nuisance importante. D’après un bilan officiel réalisé mi-septembre, les attaques terroristes ont fait près de 120 morts au Burkina.
Hier encore, six soldats burkinabè ont trouvé la mort dans l’explosion d’une mine artisanale dans l’est du pays.
rfi.fr

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