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Des soldats burkinabè lors d’un exercice organisé par l’Armée américaine, en 2017 (illustration).

La gendarmerie de Djibo, grande ville du nord du Burkina et chef-lieu de la province du Soum, a été attaquée jeudi 18 octobre par des individus armés qui sont parvenus à libérer des détenus avant de prendre la fuite.

«Plusieurs dizaines d’individus lourdement armés ont attaqué la gendarmerie de Djibo», a déclaré une source sécuritaire. Cette attaque, la première à Djibo, ville importante du Burkina Faso, a duré «près de trois heures», selon cette source qui précise que les dégâts matériels – véhicules incendiés – sont importants. Selon une autre source sécuritaire, confirmant cette attaque, «les assaillants ont ouvert plusieurs fronts simultanés avant de viser principalement la Brigade territoriale».

Des détenus dans la nature
«Malgré la résistance des gendarmes, ils (les assaillants) sont parvenus à libérer des détenus et incendier une partie du local et des engins», a précisé cette source, toujours sous le couvert de l’anonymat. «Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans les rangs de la gendarmerie», a poursuivi cette source, soulignant qu’il s’agit d’«un bilan provisoire, car les tirs dans d’autres endroits de la ville ont pu faire des victimes».
Selon des habitants de Djibo, joints par téléphone, des tirs nourris puis sporadiques ont été entendus dans plusieurs secteurs, suscitant une grande peur au sein de la population. Plu­sieurs commerces étaient toujours fermés vendredi matin dans la ville, où une forte présence d’éléments des forces de défense et de sécurité est signalée.
Cette dégradation de la sécurité a été au centre des échanges entre le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et le Président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, qui se sont rencontrés hier à Ouagadougou.
jeuneafrique.com

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