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La Confédération africaine de football (Caf) devrait bientôt attribuer les droits de retransmission de la Can 2019, prévue en juin prochain en Egypte. En Afrique sub-saharienne, l’inquiétude plane chez certains observateurs du milieu, avec les tractations entreprises par certaines agences «peu crédibles».

Il y a une semaine, la famille du football africain s’était rassemblée à Dakar pour les besoins des Caf awards. Pendant deux jours, la capitale sénégalaise a été au cœur du football africain avec la présence des légendes du ballon rond et même des chefs d’Etat, à l’image du Président Macky Sall, de son homologue du Liberia, Georges Weah, du président de la Caf et des membres du Comité exécutif. Dakar a aussi accueilli le président de la Fifa, Gianni Infantino.
Un moment de communion au cours duquel les yeux étaient plus rivés sur les trophées du meilleur joueur africain de l’année (Mohamed Salah), du meilleur entraîneur (Hervé Renard) ou encore de la désignation du pays-hôte de la Can 2019, revenue à l’Egypte.
Seulement, dans les coulisses de cet événement grandiose, l’enjeu était ailleurs pour certains acteurs avec la problématique des droits de retransmission de l’édition 2019. Leur attribution devrait être décidée dans les prochains jours.

Lc2/Afnex au centre des débats
En effet, selon certaines sources proches de l’instance africaine, les vieux démons ont refait surface pour disposer de l’exclusivité des droits en Afrique subsaharienne. Sur ce chapitre, le nom de l’Agence Lc2/Afnex, dirigée par Christian Lagnide Enock, circule comme futur détenteur des droits pour l’Afrique sub-saharienne.
Le problème est que Lc2/Afnex serait à l’origine de la situation chaotique qui prévaut actuellement en Afrique au Sud du Sahara. En 2015, il a été mis hors course parce qu’incapable d’honorer l’échéancier qui avait été mis en place en 2011 pour lui permettre d’apurer une dette de plusieurs dizaines de millions de dollars. La société n’aurait pas honoré plusieurs autres contrats qui lui auraient été concédés. De fortes sommes d’argent perçues auprès des acteurs n’auraient pas été reversées à la Caf pour le développement du football, témoigne un de nos interlocuteurs.
Aujourd’hui, certains pays réclameraient à Lc2/Afnex le remboursement des sommes avancées pour les prochaines compétitions. L’entreprise aurait d’ailleurs profité des Caf awards pour démarcher directement certains dirigeants des pays concernés par l’acquisition de ces droits. Une situation qui n’a pas fini d’indisposer certains observateurs du milieu du football africain, dénonçant la démarche du patron de Lc2/Afnex. Plusieurs directeurs généraux et autorités fustigent la démarche de Lc2/Afnex et surtout lorsqu’elle propose d’opposer le service public de l’audiovisuel aux privés. Une situation qui pourrait être embarrassante pour la Caf dont les principaux partenaires sont les Etats. Du coup, tous les regards sont tournés vers le président Ahmad Ahmad qui prône, depuis son élection, le 26 mars 2017 à Addis Abeba, la rupture dans la gestion de la Caf et ne cesse de militer pour le développement de l’Afrique par le football.
wdiallo@lequotidien.sn

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