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Acteur actif du football africain, Me Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football, joint par le quotidien marocain Le Matin, a souligné que le symposium de Rabat est une bonne opportunité pour dresser un état des lieux du football africain, dégager des pistes pour son développement et trancher certaines questions qui reviennent à chaque fois. Entretien.

Que pensez-vous de l’idée de la Caf d’organiser le symposium du football africain ?
C’est une bonne initiative dans la mesure où nous avons une nouvelle gouvernance. Et comme vous le savez, le football mondial est en pleine mutation. Il est donc important pour le football africain aussi de se retrouver en conclave pour échanger sur toutes les tendances actuelles et voir quelles mesures importantes peuvent être prises pour améliorer la pratique du football en Afrique et surtout de se rapprocher des standards internationaux.

Est-ce que vous vous attendez à ce que des décisions stratégiques soient prises lors de ces deux jours ?
Je pense que c’est une bonne opportunité de faire un état des lieux du football africain, de dégager des pistes de développement et de trancher certaines questions qui reviennent à chaque fois, comme la périodicité de la Coupe d’Afrique des nations, l’organisation de nos compétitions telle qu’elle est conçue actuellement et leur adaptation au calendrier mondial. Ça aussi c’est un problème, car nos joueurs trouvent beaucoup de difficultés à se libérer. On sait aussi que la fréquence des compétitions pose des problèmes. Il n’est pas rare qu’il y ait des difficultés pour trouver des pays qui soient prêts à abriter des compétitions. Tout cela incite à la réflexion, mais il faut peser le pour et le contre de chaque décision.

Une Coupe d’Afrique tous les quatre ans, est-ce que ce sera une bonne idée ?
Ecoutez, à mon avis, il y a des aspects qui peuvent être favorables, notamment la cohérence avec les autres confédérations et le calendrier européen. Il y a aussi d’autres aspects positifs pour encourager à opter pour une Can tous les quatre ans. Dans ce cas-là, il faut élargir le nombre de pays participants et passer de 16 à 24 équipes par exemple. Il y a aussi d’autres arguments qui devraient militer pour le maintien de la Can tous les deux ans, parce que notre football est en plein devenir. Il est important aussi de retenir que maintenir la fréquence tous les deux ans permet aux amateurs africains de football de vivre les Can de manière très rapprochée. Il ne faut pas oublier non plus que l’aspect financier est très important. La Coupe d’Afrique tous les deux ans est une source de rentrée de fonds pour la Caf. Il y a donc tous ces aspects à prendre en considération. C’est dans la réflexion qu’on trouvera les mesures et les décisions à prendre pour le bien du football africain.
Lematin.ma

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