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Evoquant son passage à l’Assemblée nationale du Cameroun ces cinq dernières années, le député Jean Michel Nintcheu touche l’un des volets primordiaux de ses attributions, à savoir le contrôle de l’action gouvernementale.

En posture d’invité dans le quotidien Le Messager, Jean Michel Nintcheu parle de son rôle à l’Assemblée nationale. «Nous contrôlons l’action du gouvernement. A travers des questions orales. Vous vous souvenez de cette fameuse affaire des MA 60, un lièvre que nous avons levé au sujet d’un scandale autour de l’acquisition de ces avions chinois qui ont coûté le triple de leur prix réel», soutient le député sortant de Wouri Est.

«Les infrastructures ont coûté le triple de leur prix réel»
Plus loin, il poursuit dans le même sens. «Nous avons interpellé le gouvernement sur les coûts exorbitants des stades à construire dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations de football. Sachant que les diverses infrastructures ont coûté encore une fois le triple de leur prix réel. L’exemple du stade de Japoma (Douala) qui est dans ma circonscription avec ses différents avenants dépasse les 200 milliards Cfa alors qu’un stade similaire en Côte d’ivoire ou au Gabon, ne dépasse pas les 60 milliards», fait remarquer l’honorable député. Qui ajoute : «nous avons en outre, interpellé le ministre des Transports de l’époque, Edgard Alain Mebe Ngo’o, sur ses frasques. Il a cru devoir créer un scandale dans une compagnie aérienne française, concurrente à Camair-Co, qu’il était censé relever. Il a créé un tapage parce que non installé en première classe alors que le même jour, à la même heure notre compagnie nationale desservait la destination qui était la sienne», déplore Jean Michel Nintcheu.
Néanmoins dans cette mouvance de dénonciation, il déplore les limites de l’opposition dans une Assemblée nationale où le parti au pouvoir contrôle tout. «Eu égard à la majorité obèse du Rdpc, nous n’avions pas pu imposer un débat sain au sein de l’Hémicycle. Plusieurs fois, nous avions été obligés de créer des incidents. A titre illustratif, le fameux blocus pour faire inscrire la question anglophone à l’ordre du jour de la session parlementaire en 2017.»
Actucameroun

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