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Les envoyés spéciaux venus couvrir la Coupe du monde en Russie ne savent plus où donner de la tête. Surtout concernant les principales activités de l’Equipe nationale. Pour ne pas dire de leur Equipe nationale. La raison ? Le cafouillage noté au sein de la cellule de Communication de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) dirigée par le vice-président, Abdoulaye Sow.
A l’inverse des autres sélections qualifiées où le plan-programme est bien défini et remis aux journalistes, pour le cas du Sénégal c’est tout autre. D’ailleurs, il suffit juste de visiter leur site pour disposer de tout le planning.
Certes, le Sénégal n’est pas la France, l’Allemagne ou encore le Brésil en termes d’organisation, mais les «passes ratées» de la cellule de Com’ de la Fédé de foot sénégalaise sont quasi-quotidiennes. Entre les changements de dernière minute sur les programmes d’entrainement des Lions ou encore l’absence de communication avec la presse sénégalaise, voire internationale, il faut s’armer de patience pour ne pas péter les plombs. Alors que certains sont contraints d’effectuer des centaines de kilomètres sans être certains si l’entrainement sera ouvert à la presse ou pas. C’est le cas de la presse étrangère. Car il n’y aucune information sur le site de l’instance fédérale. Et le vice-président Abdou­laye Sow est aux abonnés absents. Et quand il se signale c’est pour donner un programme qu’il s’empresse de modifier.
La preuve ce mercredi, il y a eu un autre cafouillage. La veille le mardi on parle d’abord d’un huis clos. Avant d’annoncer un Open de 15 minutes. Pire, quand la presse s’est déplacée, c’était pour voir à l’œuvre les remplaçants, seuls présents à l’entraînement là où les titulaires étaient au vert. Et en ce moment où était M. Sow ? On nous annonce son départ pour Ekaterinbourg, lieu du match contre le Japon du 24 juin, pour une mission avancée.
Une situation déplorable si on sait qu’au lendemain du succès des Lions face à la Pologne, d’aucuns s’attendaient à un Open Press, une manière de décompresser. Concernant les contacts avec les joueurs, c’est une vraie corvée. D’ailleurs le cas de Sadio Mané, la star de la Tanière, est le plus frustrant. Depuis notre arrivée, nous n’arrivons pas à lui faire face là où la presse étrangère arrive à l’accrocher. Faut aussi dire que Aliou Cissé ne facilite pas le contact avec ses joueurs car trouvant toujours une astuce pour dribbler la presse.
Quant aux pauvres supporters sénégalais qui ont effectué le déplacement depuis Dakar, c’est la même galère. Certains, qui espéraient au moins, un moment de communion avec l’équipe au lendemain de la victoire sur la Pologne, sont rentrés déçus.
Pourtant, l’Association nationale de la presse sportive (Anps) a plusieurs fois exprimé le souhait d’une étroite collaboration avec la cellule de Com’ pour la couverture du Mondial afin de permettre aux envoyés spéciaux de faire correctement leur travail. Certes des normes sont bien définies par la Fifa, le Comité local et la Fédération sénégalaise, mais les mêmes sont également appliquées aux autres sélections sans que leurs envo­yés spéciaux ou supporters n’en pâtissent.
Il serait temps de se faire de «bonnes passes» afin de mieux jouer en équipe. La balle est dans les pieds de M. Sow, le vice-président chargé de la Com­munication, des médias et des relations publiques.

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