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Hier, à la Maison d’arrêt et de correction du Camp pénal, la règle à respecter était de se faire plaisir. En effet, comme toutes les femmes du monde, les détenues ont célébré la journée qui leur est dédiée dans la gaieté et c’est le moins qu’on puisse dire. Au programme, un concert animé par la diva de la musique sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, en présence du directeur de l’administration pénitentiaire et du ministre de la Justice. Attirés par la musique, le colonel Daouda Diop et Sidiki Kaba ont oublié leur rang d’autorité le temps d’esquisser quelques pas de danse pour le plus grand plaisir des détenues et de leurs surveillantes. Dans la cour de cette prison pour femmes, transformée en piste de danse, on ne reconnait pas les surveillantes des incarcérées tant elles étaient indissociables. Le temps du spectacle, ces femmes ont oublié qu’elles ont violé les règles de la vie commune. Et «c’est de bon augure car les maisons d’arrêt ont la vocation de préparer la réinsertion», dit Coumba Gawlo Seck pour les inciter à rester dans le droit chemin, une fois libres. Plus philosophe, le garde des Sceaux à citer Rabelais, entre autres auteurs, pour encourager ces femmes à se battre. D’ailleurs, il leur a fait don de matériaux de coutures et des vivres.
mgaye@lequotidien.sn

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