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La production de riz va connaître cette année une nouvelle hausse. C’est ce qu’a dégagé en perspective la mission conjointe Cilss, Fao, Pam Fewsnet, gouvernement dans son avis sur les perspectives agricoles et alimentaires 2018/2019.
«La production de riz est de 1 million 132 mille 795 tonnes, soit une augmentation de 12% par rapport à la campagne agricole de l’année 2017/2018, et une hausse de 47% par rapport à la moyenne des 5 dernières années», a révélé hier Al Khalil Adoum, chef de la mission conjointe, dans sa lecture du document final.
Outre le riz, des hausses importantes sont notées quasiment dans toutes les autres spéculations passées à la loupe par la mission qui s’est déroulée du 30 octobre au 6 novembre et qui fait savoir que «des productions agricoles bonnes pour la campagne 2018/2019 sont attendues».
C’est dire que les pauses pluviométriques très longues constatées durant l’hivernage et faisant craindre le pire n’ont pas brisé l’élan dynamique enclenché dans le secteur de l’agriculture.
«L’effet combiné du programme agricole régulier, du programme d’adaptation et la bonne pluviométrie qui a caractérisé la deuxième moitié de la campagne ont permis de très bonnes récoltes sur l’ensemble des spéculations», a fait savoir le document. «La production céréalière est estimée à 2 millions 732 mille 109 tonnes, soit une hausse de 9% par rapport à 2017 et une hausse de 47% par rapport à la moyenne des 5 dernières années», a relevé à ce propos le document. Le seul point négatif dans la filière céréalière est le mil dont la production de l’année dernière a été meilleure que celle de cette année. «La production de mil est de 827 mille 601 tonnes, soit une baisse de 5% par rapport à l’année dernière», ont émis à ce sujet les membres de la mission. L’arachide, autre culture importante, a connu une hausse de 2 points de sa production qui passe pour cette présence campagne à 1 million 432 mille 086 tonnes. Le coton dont la production est de 19 mille 224 tonnes est l’autre produit ayant subi une baisse (-4 point) par rapport à la campagne précédente. La plus grande progression sur les 5 dernières années est pour la pastèque. Avec une production de 1 million 174 mille 416 tonnes, elle enregistre, d’après le document, «une hausse de 387% par rapport à la moyenne des 5 dernières années». Suit dans ce registre le manioc avec «une hausse de 123%», grâce à une production cette année de 1 million 022 mille 802 tonnes.
De la production horticole «en cours», d’après le document, il est prévu un rendement de 1 million 423 mille 250 tonnes. Dans ce domaine, l’ognon a enregistré une production de 428 mille 615 tonnes, soit une hausse de 7% par rapport à l’année dernière et la pomme de terre 140 mille tonnes de production correspondant à une hausse de 17,86% par rapport à la campagne précédente.
«Le volume total des produits exportés s’élève à 114 mille tonnes en 2017/2018 contre 106 mille 200 tonnes en 2016/2017», fait savoir le document à propos de l’horticulture.

Le ministre salue les prévisions
Le ministre Papa Abdoulaye Seck qui a assisté à la lecture du rapport de la mission s’est fortement réjoui des prévisions annoncées. Soulagé sans doute par les bonnes notes dégagées pour son secteur, il s’est même permis de faire dans l’humour. «On l’a tuée et on a même lancé son avis de décès, mais l’agriculture est là debout», a-t-il dit. «C’est le même procédé qui a été utilisé par la mission conjointe pour les 15 pays de la Cedeao en plus du Tchad et de la Mauri­tanie. Ce ne sont pas les chiffres du gouvernement», a-t-il poursuivi comme pour prévenir.
abndiaye@lequotidien.sn

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