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Alors que la campagne de dénigrement d’Auchan prend de l’ampleur,  l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) est au chant de la gloire du groupe français spécialisé dans la grande distribu­tion. «Auchan c’est l’un des plus grands distributeurs des produits locaux de  Sedima.  Ils ont 235 fournisseurs sénégalais, plus de 1500 Sénégalais travaillent là-bas et ils vendent les produits d’une manière très accessible. Avant, les gens pensaient que les supermarchés étaient réservés  aux personnes riches ;  les Sénégalais ont découvert qu’on pouvait payer moins dans un cadre plus accueillant», a estimé lundi Momar Ndao, président de l’Ascosen. De la campagne «Auchan dégage» entretenu par certains, le consumériste de la mettre au chapitre de la «dépravation d’une approche politique» comme il en était le cas pour Sénac un peu plus tôt.  «Les boutiques de quartier sont détenus par des étrangers. L’Una­cois n’a pas de boutiques. Les boutiques de quartier sont gérés par  un lobby bien connu (…) Nous n’avons rien contre les Guinéens ou contre les Français, nous disons que les structures doivent respecter un certain nombre de choses», a-t-il assuré, disqualifiant ainsi les commerçants de l’Unacois dans cette lutte. L’essentiel est, selon lui, que les intérêts du consommateur priment ; ce qu’Auchan assure plus que les boutiquiers. «On avait en face des boutiquiers qui nous traumatisaient et qui nous tenaient par la gorge. Premièrement, le boutiquer ne respecte aucun des prix conseillés par l’Etat du Sénégal à plus forte raison les produits qui ne sont pas administrés vendus à des prix inaccessibles aux populations. La deuxième chose, c’est qu’il n’y a pas de sécurité sanitaire au niveau de la distribution, parce que  le soir, ils éteignent leurs congélateurs et le produit peut être détruit avec même que sa date de péremption soit atteinte», a-t-il servi en ce sens. Momar Ndao, qui s’est exprimé au terme d’une visite des installations de la Sedima, a soulevé l’urgence d’une réglementation pour l’installation des grandes surfaces. «Il est urgent de faire face à cette nouvelle approche dynamique des grandes surfaces en gérant l’urbanisme commercial (…) Il faut rapidement instituer une réglementation adaptée pour gérer les installations sur le plan spatial, administratif et économique de ces grandes surfaces et des différents commerces. Ainsi, les petites boutiques vont continuer d’exister malgré le développement des grandes surfaces», a-t-il fait savoir,  faisant de ceci le meilleur moyen de conserver le tissu économique.
abndiaye@lequotidien.sn

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