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Le démarrage de la campagne de commercialisation de l’arachide, annoncé pour lundi 23 novembre 2020, est reporté sine die dans le département de Vélingara. La raison, l’oléagineux n’est pas encore totalement mis en sac. Les premiers semis sont encore au stade de battage. Les semis qui ont suivi sont au stade de déterrage. C’est que la saison des pluies qui s’est prolongée jusque dans la première décade d’octobre n’autorisait pas le démarrage des activités de déterrage, par crainte de pourrissement. Cela, dans une localité où l’agriculture est très peu mécanisée, surtout pour les travaux de récolte et post-récolte. C’est ce qu’a expliqué le producteur Abdoulaye Baldé du village de Saré Mali. «Les paysans sont faiblement mécanisés. Le déterrage se fait avec des charrues, pour les plus heureux, sinon à la houe. Les instruments de récolte et de battage, attelés aux bêtes de somme, sont en début de vulgarisation dans le département. Alors que la main-d’œuvre se fait de plus en plus rare. Les jeunes fuient la pénibilité du travail, même s’ils sont nombreux à s’être lancés cette saison dans la production arachidière, attirés par la bonne campagne de commercialisation de l’année dernière marquée par le prix au kg qui toisait les 300 francs Cfa dans les marchés hebdomadaires. Les Bissau Guinéens qui constituaient la main-d’œuvre saisonnière dans les champs ne sont plus nombreux à venir par ici», argue M. Baldé.
Ce n’est pas la seule raison du non-démarrage de la campagne de commercialisation. Un collaborateur d’un opérateur privé stockeur a donné un renseignement de taille. Il dit : «Un opérateur économique averti ne va pas acheter les arachides en ce moment, car les graines ne sont pas totalement asséchées. Le déterrage vient à peine de démarrer. Les arachides sont encore pleines d’humidité.»
D’ailleurs, aucun secco n’est encore fréquentable, car le minimum en termes de clôture n’est pas visible.

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