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Du 24 au 27 juillet courant, la région de Kolda va administrer des médicaments de prévention du paludisme à 216 183 enfants. Le lancement de la campagne a eu lieu hier vendredi à Vélingara. Aux relais de santé administrateurs des produits, il est fortement recommandé de respecter et de faire respecter le protocole de sécurité sanitaire imposé par le coronavirus.

Un infirmier-chef de poste, une sage-femme, une autorité administrative ont fait administrer en premier les médicaments pour la prévention du paludisme à leurs enfants devant plusieurs centaines de femmes leaders, de délégués de quartier, d’autorités religieuses et de personnels de santé. Sous l’œil bienveillant du relais de santé qui a, auparavant, fait laver les mains du parent et de l’enfant au gel hydro-alcoolique avant de remettre le produit au parent. Tous ayant le masque collé au visage. C’est l’attitude et la communication visuelle que le contexte de prévalence du coronavirus a imposées aux autorités médicales de la région de Kolda hier vendredi, à la préfecture de Vélingara, à l’occasion de la cérémonie de lancement de la campagne régionale de la chimio prévention du paludisme saisonnier (Cps). Le médecin-chef de région, Yaya Baldé, qui a présidé la cérémonie, a expliqué : «Cette campagne de chimio prévention du paludisme saisonnier a lieu dans un contexte particulier de prévalence du coronavirus. Il faut rassurer les parents. Ils administrent eux-mêmes les médicaments à leurs enfants sous la supervision du relais qui guide. Dans la formation des relais, l’accent a été mis sur la prévention et du corona et du paludisme.»
C’est donc parti pour 3 jours de visite à domicile des relais de santé de la région pour faire administrer des médicaments anti paludéens à 216 183 enfants de la région, âgés de 3 mois à 10 ans. Mais pour sa réussite, il y a des préalables : «lutter contre les rumeurs et rassurer les communautés qu’aucun enfant ne sera contaminé au Covid-19 à partir de cette campagne», a conseillé le médecin-chef de région. Pour cela, la campagne doit s’accompagner de séances de sensibilisation et de communication.
Pour la pertinence de cette campagne, le Dr Omar Sané, médecin-chef du district, a dit : «En 2018, il n’y avait pas eu cette campagne. Conséquence, toutes nos salles d’hospitalisation étaient occupées par des patients du palu, on hospitalisait même sur les allées et couloirs du centre de santé. Le paludisme est le premier motif de consultation médicale à Vélingara.»
En ce qui concerne le choix de Vélingara pour abriter le lancement de la campagne régionale, le médecin-chef de région a informé : «Vélingara a enregistré 90% des cas positifs de coronavirus dans la région et héberge 42% de la cible régionale, soit 90 849 enfants. En plus, le département est connu pour sa capacité de mobilisation communautaire.»
L’adjoint du préfet, Mamadou Lamine Ngom, a demandé aux communautés de ne laisser leur vie ni au corona ni au palu, premier motif de consultation médicale. Une manière d’inviter autorités sanitaires et populations à ne ménager aucun effort pour la réussite de la campagne.

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