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La Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav) était en déplacement la semaine dernière à Kédougou pour rencontrer les acteurs culturels de la région. La mission avait pour objectif de sensibiliser et de faire adhérer les acteurs culturels à la Sodav qui pourrait leur permettre de vivre de leur art.

Conduite par l’artiste et musicien, Iba Guèye Massar, par ailleurs membre du Conseil d’administration, la Société sénégalaise des droits d’auteur et des droits voisins (Sodav) a effectué une visite la semaine dernière à Kédougou. A en croire le chef de mission, l’objectif de la visite est de «sensibiliser et de faire adhérer» les acteurs culturels de la région à la Sodav. Il a même indiqué : «Il était nécessaire de faire cette campagne pour donner plus de visibilité à la Sodav, mais aussi de se reprocher des bénéficiaires et des futurs bénéficiaires.» Selon lui, par la création de la Sodav, la loi de 2008 a voulu corriger une injustice que subissaient les acteurs de la création et son interprétation.
Un des défis majeurs de la Sodav est de «rompre le fossé qui existait avant». C’est pourquoi, expliquera Massar Guèye, la nouvelle structure travaille davantage à rapprocher la structure des acteurs culturels afin que chacun y trouve son compte. A l’endroit des acteurs culturels, Iba Guèye Massar les exhorte à déclarer leurs productions ou créations au niveau de la Sodav pour, dit-il, «nous permettre de faire le suivi et le travail nécessaire». Pour sa part, le directeur du Centre culturel régional de Kédougou, Youssouf Diatta, n’a pas manqué de se féliciter de cette visite. Pour lui, cette mission permet de «clarifier la nouvelle démarche de la société et surtout les nouveaux avantages comme les droits voisins».
Le directeur du Centre culturel estime que «c’est une révolution qui vient à son heure». Un artiste se réjouit : «J’ai été avant, membre de la Bsda. Mais, je pense qu’il y’a beaucoup plus d’avantages avec la Sodav», a exulté Dreagman, artiste, rappeur de Kédougou. Il a poursuivi : «C’est un sentiment de fierté qui nous anime. Parce que, c’est une marque de reconnaissance si l’on sait qu’avant, c’est comme si on ne faisait pas partie du reste du Sénégal.» Pour lui, la démarche de la nouvelle société est salutaire, avant de demander à ses amis artistes d’adhérer massivement à la Sodav pour pouvoir vivre du fruit de leur art. Modou Dièye, musicien et chanteur, ne dira pas le contraire. Il embouchera la même trompette que son prédécesseur pour dire que la visite «arrive à son heure». Dans un contexte où l’art ne nourrit pas son homme, il estime qu’il était temps que des «initiatives comme la Sodav voient le jour» pour venir à la rescousse des acteurs culturels.
A en croire le sieur Dièye, «la Sodav permet une bonne organisation de l’environnement artistique afin que chaque artiste vive de sa création». La tournée nationale de sensibilisation et d’adhésion entamée par la Sodav est organisée en collaboration avec le ministère de la Culture.
msdiallo@lequotidien.sn

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