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Une Can à 25 équipes. C’est la solution proposée par les dirigeants comoriens aux responsables de la Fecafoot et à la Caf dans le litige faisant suite au retrait de l’organisation de l’édition 2019 au Cameroun.

Avant de quitter le Cameroun dimanche dernier pour rallier Moroni (capitale du pays), les dirigeants comoriens ont rencontré les responsables de la Fecafoot pour s’accorder sur une éventuelle porte de sortie équitable.
Alors que certaines indiscrétions annonçaient une volonté pour les Comores de se faire indemniser financièrement, Saadi Ben Amir, Team Manager des Cœlacanthes joint par téléphone jeudi dans l’après-midi dément formellement : «Notre caution a été déposée auprès du Tas depuis le 20 mars.» Selon le dirigeant comorien, une cagnotte en ligne, leur a permis de récolter plus de 19 000 mille euros ; soit suffisamment d’argent pour démarrer la procédure. Comme le confirme une lettre du Tas en date du mercredi 27 mars et publiée sur les réseaux sociaux par le Manager général de l’Equipe nationale des Comores.
«Dimanche dernier nous avons rencontré les dirigeants camerounais pour leur montrer les risques auxquels ils s’exposeraient si notre procédure continuait. Nous avons tous besoin du Cameroun à la Can, mais pas au mépris de nos droits car il y a une solution équitable», affirme Saadi Ben Amir.
En parlant justement de solution, voici ce que proposent les Comores au Cameroun et à la Caf : «En tant que tenant du titre le Cameroun peut jouir d’une sorte de “White Card” (carte blanche). Du fait de son statut et aussi que c’est une première Can à 24, il peut y participer comme invité spécial. C’est la meilleure solution et la plus équitable pour tous, car il y a une épée de Damoclès qui pèse sur la tête du Cameroun, ceci au regard des textes de la Caf. Nous n’accepterons pas l’injustice ; et à défaut de cette solution nous irons jusqu’au bout.»
Saadi Ben Amir précise aussi que la Fédération comorienne de football a reçu ce jour le récépissé de dépôt de la caution, et a aussi été informée du juge qui suivra l’affaire. Il invite donc les dirigeants camerounais et la Caf à une discussion dans les 20 jours au plus tard, car les enjeux sont pluriels. Dans le même temps, les Comores vont encore devoir collecter le reste des frais à débourser.
Avec Camerounweb.com

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