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La Can féminine 2020 n’aura pas lieu. Cette décision forte a suscité de la déception, mais aussi de l’incompréhension, car elle manquait d’explications claires. Un défaut finalement corrigé par Isha Johansen, présidente de la Commission du football féminin à la Caf. Rappelant que «le football féminin est très important pour la Caf», la dirigeante a évoqué des «circonstances hors de (notre) contrôle» qui ont rendu la tenue de la Can féminine 2020 en fin d’année impossible. Celle qui occupe aussi la fonction de présidente de la Fédération sierra-léonaise de football a d’abord évoqué le désistement du pays-organisateur initialement prévu, le Congo-Brazzaville, en juillet 2019. Il a fallu trouver un nouveau pays pour accueillir cette Can qui devait réunir pour la première fois 12 équipes (contre 8 lors de chacune des 13 premières éditions). «L’offre a été rouverte et nous avons reçu des propositions du Nigeria et de la Guinée», dévoile Isha Johansen. Mais dans ces deux offres, un document essentiel était manquant à chaque fois : une lettre de soutien de la part des gouvernements respectifs. «Si vous ne pouvez pas obtenir une lettre de soutien du gouvernement, cela devient complexe et problématique sur le long terme. On ne peut pas organiser une compétition sans soutien ou garantie du pays-organisateur», développe Isha Johansen.
L’annulation de la Can 2020 est aussi due, sans surprise, à la pandémie du Covid-19 qui a provoqué la suspension des compétitions partout dans le monde. «Le calendrier des éliminatoires a dû être repoussé indéfiniment», note la dirigeante. Résultat, «il ne restait que deux fenêtres possibles pour les éliminatoires : en septembre et octobre. (…) Il était vraiment très improbable que nous ayons été en mesure d’honorer ces matchs en prenant en considération les voyages, les restrictions partout sur le continent…», poursuit-elle.
Isha Johansen est formelle : «Ce n’est pas le fait de ne pas répondre aux attentes de chacun ou de choisir l’option facile d’annuler la Can féminine 2020 juste parce qu’il s’agit de football féminin. C’est bien parce que nous sommes face à des circonstances évidentes qui sont hors de notre contrôle. (…) Nous avons envisagé toutes les options encore, encore et encore, pour trouver la meilleure solution, mais il n’y en avait pas d’autre.»
La présidente de la Com­mission du football de la Caf estime qu’il est «préférable d’en rester là et d’attendre de meilleurs jours», surtout que la Caf planche déjà sur «l’organisation et la recherche d’un pays-hôte pour la Can 2022 qui servira aussi d’éliminatoires pour la Coupe du monde féminine 2023». «Le football féminin en Afrique rebondira avec style et sera encore plus fort. Il ne peut que s’améliorer», promet Isha Johansen.

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