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Arrivé sur la pointe des pieds pour la succession de Joseph Koto qui a fait jouer aux équipes U20 du Sénégal deux finales de Can en 2015 et en 2017, le jeune technicien sénégalais, Youssouph Dabo, est arrivé en toute humilité mais sait que les fans ont soif de victoire.

Avec un palmarès vierge, les Juniors sénégalais, qui ont joué les deux dernières finales de la Can de leur catégorie, seront attendus au Niger par les adversaires et leurs supporters en dépit des appels à l’humilité de leur entraîneur, Youssouph Dabo.
En quatre participations à la Can U20 en 1993 (Ile Maurice), 1995 (Nigeria), 2015 (Sénégal) et Zambie (2017), le Sénégal n’est passé au second tour que lors des deux dernières éditions. Les deux premières participations s’étaient soldées par des éliminations dès le premier tour.
Et encore, il serait bien d’entendre le jeune technicien qui prévient qu’une «compétition ne ressemble jamais à une autre notamment dans les catégories» et aussi et surtout, il avait dû composer avec le facteur chance à l’entrée en matière lors des éliminatoires de la Can U20 2019. Contre l’Egypte dès le premier tour, le Sénégal est passé avec son équipe aux tirs au but après deux matchs nuls vierges (0-0 et 0-0) à l’aller comme chez l’adversaire avant de passer par les tirs au but.
Mais depuis lors, tout a marché comme sur des roulettes et après avoir sorti le Congo (2-2 et 4-1) pour composter leur qualification, les Juniors sénégalais ont remporté sans concéder la moindre défaite le tournoi de la zone Ouest B à Lomé. «Cela ne veut rien dire», insiste l’entraîneur du Sénégal même s’il a eu le bonheur de rencontrer et de battre sur le même score de 2-0 dans la capitale togolaise ses deux futurs adversaires de poule à savoir le Burkina Faso et le Mali.
«C’est vrai, on a rencontré ces adversaires et nous avons pris le dessus mais nous jouerons une autre compétition avec plus d’enjeux», a prévenu le technicien sénégalais soulignant que «les adversaires comme nous-mêmes, nous allons nous renforcer». «Ce n’est pas une clause de style, le premier objectif est de se qualifier au second tour», a-t-il insisté. «Nous avons une poule assez relevée», a-t-il plaidé.

L’expérience de Cavin Diagne et Souleymane Aw
Le coach des Lionceaux attend des deux joueurs de la Can 2017, Ousseynou Cavin Diagne et Souleymane Aw, qu’ils encadrent leurs coéquipiers. «Le vécu dans une grande compétition est très importante», a averti le technicien sénégalais dont les avis sont bien compris par ses ouailles.
Finaliste de la Can U20 en 2017, Diagne qui évolue au Mans (France) s’est dit fier de pouvoir revenir et jouer la Can 2019. «Il n’y pas d’honneur plus grand», a estimé le jeune footballeur rappelant que son ambition est de faire partie de l’équipe qui va gagner le premier trophée continental pour le Sénégal. «Déjà en poule, ce sera difficile avec des équipes comme le Ghana, le Burkina Faso et le Mali contre lequel il faudra jouer un difficile derby», a-t-il rappelé indiquant qu’à côté de l’ambition collective, il y a le besoin individuel d’attirer les regards des plus grands clubs.
Le milieu de terrain sénégalais, qui a rejoint Cadix (Espagne) après la Can U20 et qui est actuellement sociétaire du Mans, estime que la phase finale des compétitions de jeunes est suivie partout et est susceptible d’accélérer les carrières. «Nos aînés Tony Sylva et Amdy Faye pour la Can junior en 1993 et Salif Diao en 1995 ont joué au très haut niveau et nous voulons suivre leurs pas», a-t-il dit parlant de ces internationaux ayant joué au plus haut niveau et qui ont joué les deux premières éditions de Can des moins de 20 ans pour le Sénégal.
Les Lionceaux ont débuté la Can des moins de 20 ans en 1993 (Tony Sylva et Amdy Faye) et s’ils ont raté 1993, ils sont revenus en 1995 avec Salif Diao et autres.
Avec Cafonline

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