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Le compte à rebours a commencé pour les trois principaux candidats déclarés à la succession du président sortant de la Fif, Augustin Sidy Diallo. En effet, à moins de 48 heures de la validation de leurs dossiers de candidature déposés devant la Commission électorale, en vue de satisfaire aux conditions d’éligibilité, le suspense est entier.

Les cœurs battent à la chamade, le monde du foot comme du non-foot, en un mot tous les passionnés du scrutin du 5 septembre prochain retiennent leur souffle dans l’attende de la décision de la Commission électorale. D’autant plus que jamais dans l’histoire de notre sport-roi de ces 10 dernières années, une élection à la présidence de la Fif n’avait suscité autant d’intérêt, ni une si grande ferveur populaire, un si grand fanatisme. Mais, aussi, autant de controverse, d’intolérance, de dérives et de dérapages sur les réseaux sociaux.
Mais au moment où les gendarmes du scrutin sont en plein conclave afin de rendre leur verdict sur l’éligibilité ou l’inéligibilité des candidats, pourquoi ne pas relever, avec un profond regret, tous ces cas de double et triple parrainages observés pratiquement sur toutes les listes des postulants. Ainsi donc certains clubs, ignorant sans doute ou voulant contenter tous les candidats, que les doubles ou triples parrainages de candidat n’existent pas dans les statuts de l’organe faîtière, ont cru bon d’apposer leurs signatures sur les listes des trois candidats que sont Sory Diabaté, Yacine Idriss Diallo et Didier Drogba.

La question de double parrainage ne figure pas parmi les critères d’éligibilité
A ce niveau, si l’Africa Sports a sombré dans le ridicule, du fait que ses deux présidents, Vagba Alexis et Bahi Antoine, ont, chacun, de leur côté, soutenu deux candidats différents. Le président du Wac, Abackar Koné a également apporté son soutien, à la fois, à Sory Diabaté et à Idriss Diallo. Tout comme celui de l’Asi, Adou N’Gouan Bernard dont le club se retrouve aussi bien du côté du candidat Sory Diabaté que chez Didier Drogba. De même que certains Groupements d’intérêt ont parrainé plusieurs candidats à la fois. L’Union des anciens footballeurs de Côte d’Ivoire (Uafci), version Koné Brahim, a choisi de rouler pour Sory Diabaté, quand l’autre tendance dirigée par le héros de Sénégal 92, Gouaméné Alain, pointe, lui, chez le candidat Idriss Yacine Diallo. Enfin, si Didier Drogba a joué des coudes pour réaliser une Opa sur la tendance Danon Roland de l’Amicale des arbitres de football de Côte d’Ivoire, le président légal de ce Gi, Coulibaly Souleymane, a, lui, préféré déposer ses dossiers auprès du candidat du Comité exécutif sortant, Sory Diabaté.
En un mot comme en cent, il s’agit d’un vrai tohu-bohu, un cafouillage complet. Face donc à tous ces cas de double et triple parrainages, de tous dossiers de candidatures montés à l’emporte-pièce et cousus de fil blanc, que va décider la Commission électorale ? Toute la question est là.
Or, on sait cependant que ni dans les statuts de la Fif ni dans le Code électoral, la question de double parrainage ne figure pas parmi les critères d’éligibilité. Quoi qu’il en soit, il appartient à l’équipe du ministre Réné Diby de jouer sa partition. Sans parti-pris.
Supersportci.com

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