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Renforcer les capacités en conditionnement et autres activités de post-récolte, des acteurs des compagnies semencières du Sénégal, du Mali, du Burkina et du Niger, c’est à cet exercice que l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa) s’est attelée depuis hier à Saly, à travers un atelier sous-régional de formation. Cette rencontre vise à mieux outiller ces producteurs, afin d’avoir une bonne production. Selon le recteur de l’Université de Thiès, Matar Seck, qui présidait la cérémonie d’ouverture, cet atelier vient à son heure, car se déroulant dans un contexte marqué par une insécurité alimentaire persistante et dont les pays africains sont les plus vulnérables. C’est pourquoi, la mise en œuvre de stratégies adéquates s’avère indispensable pour promouvoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la lutte contre la pauvreté et une agriculture durable en Afrique Subsaharienne,  a indiqué le recteur de l’université.
Pour le directeur de l’Ensa, Abdoulaye Dieng, la question des semences est au cœur de la problématique de l’intensification des productions agricoles. «Assurer la disponibilité et l’accessibilité physique et financière des semences, à temps et en quantité et qualité suffisantes, constitue de nos jours, un défi majeur. Le projet Agra-semi va contribuer à la reconstruction du capital semencier et favoriser une prise en charge efficace et durable de la problématique des semences en Afrique de l’Ouest avec le secteur privé de plus en plus intéressé à la filière», enseigne le directeur de l’Ensa. Ainsi précise-t-il, l’atelier permettra «de restaurer un environnement favorable au développement des productions agricoles en rendant disponibles et accessibles des semences de qualité et en quantité suffisante». Il rappelle que «depuis la privatisation intégrale de la filière semencière, intervenue en 1990, une destruction profonde s’est produite, avec un contrôle quasi inexistant de la chaîne de production et l’apparition d’acteurs (opérateurs multiplicateurs) dont le professionnalisme n’est pas avéré».
Pour disposer de semences de qualité certifiées, l’Ensa a créé deux nouveaux masters, un en sciences et technologies semencières, et un autre en agronomie et protection des cultures qui ont démarré en début novembre au sein de l’établissement.
 abciss@lequotidien.sn

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