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Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural est déterminé à veiller, avec ses services et tous les acteurs de la filière arachidière, à la préservation du capital semencier. La situation préoccupante pour la Sonacos à la lumière du rythme de la campagne arachidière est loin de freiner l’ardeur de Moussa Baldé et ses collaborateurs. Le Maer, qui compte aussi bien exécuter le budget-programme de son département, annonce une collaboration nouée avec son collègue de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat, Dame Diop, en vue de mettre sur pied des centres de formation en horticulture et dans la mécanisation de l’agriculture.

Malgré les difficultés notées dans la campagne de commercialisation de l’arachide, le ministre de tutelle reste optimiste quant à la préservation du capital semencier. A entendre Moussa Baldé parler, les acteurs du milieu agricole ne doivent point nourrir de craintes pour les semences de la future campagne agricole. L’achat des importantes quantités de graines et en qualité par les Chinois ne perturbe pas les autorités sénégalaises en charge de cette mamelle de l’économie nationale. Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural (Maer) rassure : «Le capital semencier sera préservé. Tous les acteurs, à l’issue de la dernière réunion que nous avons tenue au ministère (de l’Agriculture), sont d’accord pour que le capital semencier soit préservé.»

Appréciant la campagne de commercialisation de l’arachide 2019-2020, le ministre Moussa Baldé fait comprendre : «La campagne (arachidière), comme j’ai l’habitude de le dire, c’est pour les acteurs (les agriculteurs). Nous sommes dans une situation où l’environnement international est favorable aux producteurs. Ce n’était pas toujours le cas.» Ce qui amène du coup le Maer à être d’avis qu’«on ne va pas demander quand même aux paysans de vendre (leurs récoltes) moins qu’ils n’en peuvent».

«Pour que la Sonacos puisse approvisionner ses usines»

Evoquant la forte présence des opérateurs originaires de la République populaire de Chine, l’ancien directeur général de la Sodagri dira que «cette année, les exportateurs chinois sont arrivés très tôt sur le marché. Ils ont proposé des prix très attractifs pour les producteurs».
Le Maer est aussi revenu sur la situation que traverse la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) qui reste confrontée à d’énormes difficultés pour atteindre ses objectifs dans la campagne de commercialisation de l’arachide. Et c’est pour Moussa Baldé l’occasion de rappeler les assurances données par le chef de l’Etat lors de son adresse à la Nation le 31 décembre 2019 à cette boîte et à ses employés, mais aussi l’«attachement» du dirigeant sénégalais à la préservation du capital semencier. A ce sujet d’ailleurs, le ministre en charge de l’Agriculture et de l’équipement rural dit «travailler à faire en sorte que la Sonacos puisse approvisionner ses (différentes) usines (en graines)» en quantité suffisante et en qualité.

«Bien exécuter le budget-programme en 2O20»

Par ailleurs, le troisième ministre de l’Agriculture du Président Macky Sall compte mettre à profit l’année 2020 pour bien exécuter le budgetprogramme qui est à sa phase expérimentale au Sénégal, un pays membre de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). «L’urgence, c’est de mettre très rapidement en œuvre nos programmes parce que maintenant on exécute un budget-programme. Il faut réussir les programmes pour lesquels l’Assemblée nationale a voté un budget pour nous», informe le successeur de Pape Abdoulaye Seck. Qui n’en pense pas moins ceci : «Si nous réussissons ces programmes, l’agriculture continuera d’être attractive et diversifiée. Une agriculture qui arrive à nourrir les Sénégalais et à permettre à des jeunes d’avoir de l’emploi durable.»
Une transition toute trouvée pour aborder la collaboration liant le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural et son collègue qui dirige les secteurs de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat, Dame Diop, «pour vraiment développer des centres de formation en horticulture (et) dans la mécanisation». Une démarche ministérielle qui entre dans le sillage d’une des annonces présidentielles à l’occasion de son discours de Nouvel an : la mise en place de 13 centres de formation professionnelle à travers le territoire national. «C’est la jeunesse qui doit être au front. Pour cela, elle doit avoir la formation adéquate pour les métiers qu’il faut, le travail qui existe au Sénégal», explique le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural.

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