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Face à la «mainmise sur les ressources naturelles par plusieurs acteurs : des entreprises, des gouvernements, élites spéculateurs souvent soutenus par des institutions et consortiums», les organisations paysannes et la société civile se lancent au combat pour préserver la terre et les ressources. Ils ont réitéré leur engagement vendredi. «La spéculation foncière sur les espaces agricoles continue de plus belle. Il y a l’agro-business qui est là et qui continue à affecter les terres des paysans. Et c’est à mon avis une lutte qui va continuer encore des années parce qu’il est temps que l’on pense aux générations futures (…) Le combat est là, il faut le mener», a assuré Amadou Makhtar Mbodj, secrétaire général du Cncr, parlant au nom de la société civile.
La convergence globale des luttes compte, pour ce faire, mener une caravane dans l’Afrique de l’Ouest pour sensibiliser les autorités au plus haut niveau. «La caravane ira au Mali, ensuite en Côte d’ivoire pour retrouver d’autres délégations, puis le Togo. Tous iront vers le Bénin où un livret vert va être remis au Président du Bénin qui se trouve aussi être le président de la Cedeao», a dit M. Mbodj. «Dans ce livret vert, on aura les préoccupations des paysans, préoccupations par rapport au foncier, à l’eau, mais aussi aux semences», a-t-il détaillé comme plaidoirie à porter à travers la caravane qui se tient du 10 au 30 novembre. «Dans chacun des 14 pays de la zone, il y a un point focal qui s’occupe des aspects de la caravane», a-t-il expliqué. Outre les préoccupations paysannes, d’autres points concernant le pastoralisme et la pêche sont inscrits dans le livret vert.
En 2016, le Président Macky Sall avait reçu des mains de ces organisations le livret vert à l’occasion de la 1ère édition de la caravane qui avait fait de Dakar son point de chute.

abndiaye@lequotidien.sn 

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