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Plus que jamais le rôle du manager d’artistes est essentiel dans le nouvel écosystème du développement de la musique. C’est pour cela que l’Association des managers et agents d’artistes du Sénégal (Amaa) a organisé un panel ce mercredi pour s’organiser, mais aussi pour faire entendre la voix des managers, se faire l’écho de leurs attentes et défendre leurs points de vue.

Les rapports entre les différents acteurs de l’industrie musicale et artistique évoluent de manière quasi quotidienne ; d’où l’importance de former les managers face à un monde qui change perpétuellement. «Notre préoccupation principale, c’est de former les managers parce que la formation est le nerf de la guerre», a déclaré Moustapha Ndiaye, secrétaire général de l’Association des managers et agents d’artistes du Sénégal (Amaa) à l’occasion de la journée de réflexion organisée par l’Amaa ce mercredi. Maman Faye, manager et présidente de We management, qui est le réseau des manageurs et par ailleurs entrepreneur des cultures urbaines au Sénégal, est dans la même logique. «Le problème des managers, c’est un problème de compétence. A la base, on est manager parce qu’on est ami de quelqu’un ou parce qu’on est membre de la famille d’un artiste». Mais, ajoute Maman Faye, «le manager est au début, au milieu et à la fin de tout. Il doit s’occuper de l’artiste comme s’il avait un petit bébé entre les mains».
Amaa, qui cherche à privilégier le contact et l’échange avec toutes les organisations professionnelles de la musique, syndicats, sociétés civiles de droits, et autres organismes, développe un projet, informe M. Ndiaye. «Face à un monde où le numérique a pris le dessus, l’artiste doit être porté par un public plus large», souligne-t-il en expliquant que l’Amaa est en train de développer un projet sur les bases de données électroniques. «Aujourd’hui, on se rend compte que c’est un peu difficile d’avoir le contact d’un artiste. Une base de données sera mise en ligne pour qu’à défaut de joindre l’artiste, on puisse joindre son manager à travers la plateforme. Il y aura deux à trois numéros pour avoir accès à un artiste pour un service quelconque», rapporte Moustapha Ndiaye. Cette initiative est saluée par l’ensemble des participants. «Nous saluons l’initiative de l’Amaa parce que pour nous, à We management, notre idée est de créer des réseaux, c’est de faire des formations, faire tout ce qui est renforcement de capacités. C’est à la base de tout. On ne peut pas développer un secteur sans qu’il y ait des rencontres, des échanges et des formations», se réjouit Maman Faye. Elle ajoute : «Il faut avoir un plan de carrière. Si l’artiste, en 2015, quitte le point B pour aller au point G, ça doit être pareil pour le manager. Le manager doit toujours essayer de renforcer ses capacités. Sinon à un moment donné, il ne sert plus à rien pour l’artiste. Et ça c’est des choses à éviter. Main­tenant, le manager c’est comme le gilet pare-balles de l’artiste».
Pour cette rencontre, deux thèmes étaient au menu : «Manager et artiste : Rôle et responsabilité, cahier de charges» et aussi «Le manager dans l’écosystème actuel de l’entreprenariat culturel et créatif». Le ministère de la Culture, la Commission européenne et des représentations diplomatiques ont participé à la rencontre.
Stagiaire

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