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C’est la politique «laxiste» du gouvernement qui a conduit à la mort de 15 personnes dans la forêt de Bofa-Bayotte. C’est en somme ce qu’il faut retenir du communiqué de la Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc). Pour cette organisation, «si toutes les mesures annoncées pour protéger les forêts casamançaises avaient été appliquées, les 15 victimes de la forêt de Bayotte allaient encore être en vie».

«Le gouvernement du Sénégal est le seul vrai responsable de cette situation» qui a entraîné la mort de 15 personnes. C’est la ferme conviction de la Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc). Dans un communiqué, ces ressortissants de la Casamance pointent un doigt accusateur sur le gouvernement. Qui n’a pas su régler le trafic de bois dans cette région au point de générer un massacre. «Dès lors que l’incident émane de l’exploitation abusive et illégale des ressources naturelles de la Casamance, encore une fois notre Etat a montré ses limites, son amateurisme et son incapacité à pouvoir gérer avec efficience, pragmatisme et rigueur des dossiers relevant de ses compétences», lit-on dans le document. Ainsi, la Cddc «ne pourrait justifier ce laxisme de nos autorités sur le pillage de nos ressources naturelles. Nous sommes en phase de croire que cette mafia qui écume les forêts casamançaises a ses tentacules bien profondes dans notre Administration et au-delà». Par conséquent, note-t-elle, «nous sommes persuadés que si toutes les mesures annoncées pour protéger les forêts casamançaises avaient été appliquées, les 15 victimes de la forêt de Bayotte allaient encore être en vie». Natu­relle­ment, elle demande à l’Etat «d’identifier et de réprimander sévèrement les forces tapies dans l’ombre qui parrainent cette coupe abusive du bois en Casamance». Pour la Cddc, cet «incident» ne doit pas gêner les négociations de paix entre le gouvernement et le Mfdc. A cet effet, une marche est prévue pour «dénoncer la mauvaise gestion des ressources naturelles de la Casamance».
Par ailleurs, la Cddc invite «certains de nos compatriotes à faire preuve de lucidité dans leurs analyses parfois débridées sur les évènements survenus en Casamance. Ces analystes de circonstances préconisent souvent des solutions qui frisent le ridicule, l’insolence et le mépris à l’endroit des populations de la Casamance et des victimes de cette regrettable guerre».
mgaye@lequotidien.sn

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