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Abdoulaye Sow, Pdt Cciad.

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), Abdoulaye Sow, et son équipe sont montés au créneau hier, pour porter la réplique à leurs détracteurs qui, à travers la presse, pointent du doigt la gestion de l’institution consulaire de la capitale du Sénégal.

Le bureau actuel de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar semble en avoir marre des sorties au vitriol de certains membres de l’institution consulaire qui ont pris pour tête de file le président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias), Serigne Mboup. Lesquels relèvent par exemple, une «crise institutionnelle et financière du fait de l’illégitimité et de l’illégalité de certains des membres élus» à la Cciad.
«Faux», rétorquent le président Abdoulaye Sow, et l’ensemble des vice-présidents qui sont montés au créneau hier, afin d’éclairer la lanterne de l’opinion sur ces attaques dont ils font l’objet depuis leur avènement à la tête de l’institution consulaire de Dakar. «La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar fonctionne convenablement. Notre département de tutelle l’a suffisamment rappelé à travers ses différentes sorties dans les médias», soutient M. Sow.
Sur la «légitimité du bureau actuel et du président», les vice-présidents ont aussi, battu en brèche les allégations de leurs pourfendeurs. «Sur instruction de Assome Aminata Diatta, ministre du Commerce et des Pme, le gouverneur de la région de Dakar a convoqué l’Assem­blée de la Cciad, en vue de l’élection d’un nouveau président. Le gouverneur et les services du ministère du Commerce ont organisé les élections. Les membres élus de l’Assemblée de la Cciad ont voté dans la sérénité et au sortir des résultats, Abdoulaye Sow a été déclaré vainqueur et son challenger du jour, en l’occurrence Ibrahima Lo, l’a félicité et aujourd’hui, il est le 1er vice-président de l’Insti­tution consulaire de Dakar. C’est ainsi que Abdou­laye Sow a été élu en toute trans­parence», a expliqué hier Auguste Bruno Derneville, lors d’une rencontre avec la presse. Mieux, ajoute le trésorier adjoint, «le budget de la Cciad a été voté le 9 juillet dernier, par l’écrasante majorité. Sur les 60 titulaires, 58 élus l’ont approuvé».
Mais bien avant cette session budgétaire, précise-t-il, «un groupe de 4 personnes dont deux suppléants, à l’origine d’un soi-disant collectif dénommé pompeusement Na Lerr, a été instrumentalisé à dessein, afin de diffuser des accusations fallacieuses à l’encontre de notre institution, ses organes délibérants et son président, dans le seul but de les discréditer, et d’empêcher le vote du budget. Mais leur tentative a été vaine. Cependant, nous ne saurions tolérer ces manœuvres. Elles traduisent, en effet, une immixtion dans le fonctionnement de l’institution consulaire. Un acte d’autant plus grave qu’il a été inspiré par Serigne Mboup, président de la Chambre de commerce de Kaolack, censé être au fait des textes qui régissent les chambres de commerce, mais qui a choisi de braver la loi et le règlement, pour assouvir ses désirs personnels, et chercher à instaurer le flou et l’amalgame».
«On n’acceptera pas que des gens qui ne sont ni membres ni délégués viennent s’immiscer dans la gestion de la Cciad. Cette pression ne passera pas ici», avertit le vice-président Papa Ibrahima Diagne.

La Cciad suspend ses activités au sein de l’Unccias
Le fait que le président de l’Unccias et certains membres de la Cciad aient également déposé 9 plaintes contre le président Abdoulaye Sow et toute son équipe n’a pas été du goût du bureau. Par conséquent, la Cciad a suspendu ses activités au sein de l’Unccias que dirige Serigne Mboup depuis le 3 juillet 2020, et ceci jusqu’à nouvel ordre.
«Ce n’est pas élégant qu’un président de chambre s’en prenne à un autre président de chambre», fustige Dr Daouda Thiam, l’ancien président par intérim.
Abdoulaye Sow et ses collaborateurs rappellent que «la loi n°2017-15 du 06 février portant création de la Chambre nationale de commerce, d’industrie et de services du Sénégal  (Cci-Sn) et des Chambres régionales de commerce, d’industrie et de services  (Ccir) consacre la réforme des Ccias. Cette loi qui a été votée le 27 Javier 2017, stipule en son article premier: «Il est créé une institution consulaire dénommée «Chambre nationale de commerce, d’industrie et des services  du Sénégal « (Cci-Sn).» Cette dernière est représentée dans chaque région par une Chambre régionale de commerce, d’industrie et de services».
Si on se réfère à cette loi, considèrent-ils, «l’Unccias n’existe plus dans l’arsenal juridique du Sénégal».

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