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Les Etats membres du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest devraient se retrousser les manches pour combattre les criminels à col blanc qui utilisent certains secteurs comme l’immobilier, les mines entre autres, pour blanchir de l’argent sale, estime le directeur des politiques et de la recherche du Giaba, Mu’Azu Umaru, qui intervenait hier lors d’une session d’information à l’intention des ambassadeurs et des partenaires au développement  de la Cedeao.

Les autorités de l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sont appelées à faire de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme leur cheval de bataille, surtout en ne ménageant aucun effort dans la promotion de la transparence dans certains secteurs comme celui des industries extractives. Le directeur des politiques et de la recherche du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest a révélé hier, qu’au-delà de l’immobilier, les industries extractives font partie des secteurs les plus utilisés par les criminels à col blanc pour blanchir de l’argent. M. Mu’Azu Umaru d’inviter ainsi les Etats à assurer une bonne gouvernance du secteur extractif, afin d’éviter qu’il soit une source de financement du terrorisme. Il relève en effet, une connexion forte entre le traffic illicite de l’or et le blanchiment de capitaux.
Pour le financement du terrorisme, ce sont les Organisations à but non lucratif qui semblent être le secteur le plus exposé, d’après Mme Ramatou­laye Gadio Agne, présidente de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).
Mais note le Directeur général du Giaba, les chefs d’Etat ont compris qu’il n’y a pas de terrorisme sans financement. Et pour combattre efficacement ce fléau, il faut assécher les criminels de leurs moyens financiers et d’action. Et pour cela, indique le Juge Kimelabalou Aba, il faut combattre tous les crimes qui leur procurent des revenus, notamment les trafics de drogue, d’armes, d’êtres humains, les commerces illicites, de produits pharmaceutiques… Le patron du Giaba rappelle à cet effet que les resolutions fortes qui ont été prises par la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, tenue le 14 septembre dernier à Ouagadougou, portent sur la lutte contre le financement du terrorisme et les crimes qui alimentent les activités terroristes.

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