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L’édition 2017 de la commémoration de l’anniversaire de la naissance du Prophète de l’islam (Psl) cette nuit est partie pour être l’une des plus époustouflantes,  économiquement parlant. La capitale de la Tidianiya, qui a déjà fait le plein, continue d’enregistrer de fortes affluences de fidèles venus de partout revisiter, dans la plus grande ferveur religieuse, l’œuvre gigantesque de Seydi El Hadji Malick Sy. Du coup, le foyer religieux de Maodo devient, le temps du Maouloud, la capitale économique du Sénégal, voire de la sous-région.
Tous les regards sont braqués sur Tivaouane-la-Sainte, qui a déjà fait le plein. Tout est échangé dans la capitale de la Tidianiya, qui baigne déjà dans une intense ferveur religieuse qui comble de foi des pèlerins musulmans venus des quatre coins du Sénégal, de la région et de l’extérieur. Louanges dédiées au Sceau des Prophètes (Psl), lecture du Saint Coran et de wazifa, recueillement devant les mausolées des vénérés saints de Tivaouane,  actes d’allégeance réaffirmés à la famille de Seydi El Hadji Maodo Malick Sy, rythment l’actualité de l’épicentre de la Tidianiya au Sénégal. La cité religieuse reste l’attraction de la Oumah islamique. Toutes les destinations mènent à Tivaou­ane. Où, à tous les coins de rue, dans toutes les maisons, un accueil toujours empreint de cordialité est réservé aux fidèles qui rivalisent de piété, de dévouement. Dans ce sanctuaire de l’Islam, les talibés de Maodo ne ménagent aucun effort dans l’accueil des très nombreux fidèles qui ont droit à d’excellentes conditions de séjour. La dimension économique de l’événement n’est donc pas à négliger durant le Maouloud, surtout pour ceux qui évoluent dans le secteur informel. Les rues de la capitale de la Tidianiya sont prises d’assaut par les commerçants venus de partout. Tout, presque, se vend comme de petits pains. Un événement excessivement vital pour certaines petites entreprises qui, à l’occasion, n’arrêtent de se frotter les mains avec des chiffres d’affaires intéressants. Pour dire, comme Gora Bèye, boutiquier qui officie devant la résidence du défunt Khalife Al Amine, que «c’est le secteur du commerce qui certainement se taille la part du lion dans cet événement». Comme sont également très «florissants» à l’occasion «l’agriculture, l’élevage, l’aviculture, entre autres», remar­que la dame Sokhna Astou Ndia­ye, restauratrice, qui rappelle que «le Maouloud est une grande fête». Un moment de réjouissances à l’occasion de laquelle chaque famille accueille ses proches, des amis, et parfois même jusqu’aux inconnus. Bintou Guèye, au quartier Ndiada­khoune, elle, a presque fini de faire ses achats. «Ma famille a acheté un bœuf, et des poulets, pour ne manquer de rien. Le Gamou, c’est un jour de bonheur, de partage. C’est onéreux, mais ça ne nous fait rien parce que nous le préparons depuis près d’un an. On a économisé et on le fait avec plaisir.» Dans la maison d’à côté, chez Djibril Ndiaye, déjà il y a beaucoup de monde. «C’est une grâce divine», s’exclame ce disciple de Maodo. Un tour en ville permet de se rendre compte que beaucoup d’industries du Sénégal connaissent leur  meilleure pé­rio­de de vente pendant ce grand rendez-vous de la confrérie ti­dia­ne. Les usines de fabrication de nattes, d’ustensiles de cuisine, de glace, de matelas, d’eau minérale, etc., ne parviennent pas en général à satisfaire la demande. Que dire de la menuiserie qui fonctionne nuit et jour depuis un certain temps. «Nous voulons écouler toutes nos commandes parce que les personnes qui nous ont commandé ces matériels en ont besoin c’est pourquoi nous travaillons jus­qu’à des heures tardives. Nous travaillons bien», confie Matar Niang. Mou­hamadou Lamine Mbaye ne se plaint pas lui aussi. Le Maouloud est une occasion pour ce tailleur de faire de bonnes affaires. «Les Tivaouanois sont en train de venir en masse pour avoir de nouveaux habits pour le Maou­loud parce que c’est quel­que chose qui appartient au Pro­phète (Psl), c’est pourquoi tout le monde veut être correct et bien habillé. Ça fait plus d’une semaine qu’on essaye de satisfaire nos clients. Grace à Dieu, on ne se plaint pas», dit-il.

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