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La 21ème édition de la Semaine nationale de l’éducation de base a été officiellement lancée hier, au stade de Matam. Une occasion pour les acteurs de l’éducation de montrer les nombreux projets et programmes initiés dans le système éducatif. Une exposition a été organisée à cet effet en présence du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, qui a lancé l’ouverture de la semaine.

Envoyée spéciale à Matam – La Semaine nationale de l’éducation de base, c’est une vitrine pour le système éducatif. Une  opportunité saisie par la communauté éducative pour mettre en exergue les initiatives prises dans le sous-secteur de l’éducation de base. A travers une exposition, le ministère de l’Edu­cation nationale, la Société civile et les partenaires techniques et financiers ont rivalisé pour montrer les réalisations. A cet effet, les vestiaires du stade de Matam ont servi de stands aux différents participants. Pour cette 21ème édition, la Direction de l’enseignement élémentaire a choisi le thème : «L’introduction des langues nationales : facteur d’amélioration des performances scolaires.» L’Ong Ared, qui est une des Ong incubatrices de cette initiative depuis 2009 dans les régions de Dakar, Kaolack et Saint-Louis, occupe une bonne place dans cette manifestation. En plus de confectionner des manuels scolaires dans les langues nationales, elle compte poursuivre son programme tout en accompagnant le ministère de l’Education nationale, qui a pris l’option cette année d’introduire le wolof, le pulaar, le sérère dans les régions de Fatick, Matam, Louga et Kaolack où Ared est déjà présente.
A côté de Ared, le Programme d’appui à l’éducation des filles affiche ses réalisations et ambitions. Mis en place depuis plusieurs années, le Paef promeut l’accès, le maintien et travaille pour la performance des filles à l’école. En plus de promouvoir l’éducation des filles, le Paef finance les mères d’élèves à travers des activités génératrices de revenus. «Et 50% des revenus sont reversés dans les comptes du Comité de gestion des écoles», renseigne Mme Marie Siby Faye, coordonnatrice du Paef. Le programme trouve également du temps pour alphabétiser ces mères pour leur permettre de mieux gérer leur famille.
S’occuper de l’éducation des enfants, c’est aussi se préoccuper des besoins alimentaires des enfants pour leur épanouissement. Dans le cadre de la politique nationale de développement de la nutrition, il y a une dimension de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) consacrée aux élèves de la région de Matam où, d’après Abass Ndour, il y a une récurrence de la malnutrition. «Après une prise en charge des cas de malnutrition, quelque temps après, ces mêmes enfants nous sont retournés. On s’est rendu compte que le problème est lié aux comportements et aux habitudes alimentaires», explique le chargé de communication de la Clm.

Des Ong et des structures de l’Etat accompagnent les élèves
Forte de ce constat, la Clm, grâce à un financement de 6 milliards de francs Cfa, déroule un programme sur trois ans (2017-2019. Ce programme a démarré en septembre 2016 et couvre toute la région de Matam. Pour le moment, le programme démarre avec 10 classes et a mis en place les modules «alimentation des femmes enceintes», «des femmes allaitantes», «les nourrissons» et «les enfants». Une façon pour la Clm de changer les comportements. Paral­lèlement à ces sessions de formation, la Cellule organise dans 16 communes, des actions communautaires pour une large sensibilisation. Et l’Ong Action contre la faim (Acf) travaille à éradiquer ce mal. Les initiateurs de ces deux programmes forment les enseignants et les élèves à travers des modules de nutrition
Plan international n’est pas en reste. Cette Ong internationale appuie le ministère à travers un projet d’appui technique au programme de lecture. Ce n’est pas la seule tâche de Plan au niveau du système éducatif, qui s’occupe également du volet droit en améliorant les droits à l’éducation à la santé, à la protection et à l’environnement sain, ce pour permettre aux enfants «d’apprendre, de diriger, de décider et de s’épanouir», indique Alassane Diop, conseiller technique à Plan international.
Et le programme Sankoré ? C’est celui du ministère de l’Education nationale qui promeut l’éducation numérique. Il a formé 320 enseignants et 22 formateurs. Ainsi, 60 salles de classe dans la région de Matam travaillent en permanence avec le numérique. Il s’agit de tableaux numériques sur lesquels l’enseignant dispense ses cours de mathématiques et de sciences.
La Jica et la Cosidep et d’autres programmes et projets intervenant en faveur de l’école de base étaient aussi présents à cette exposition.
ndieng@lequotidien.sn

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