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La Journée africaine du droit d’auteur a été célébrée ce 14 septembre. Mais au-delà de cette date symbolique, c’est tout le mois de septembre qui va être dédié à des actions de sensibilisation, selon le directeur général de la Société de gestion des droits d’auteur et droits voisins, M. Aly Bathily.

Ce 14 septembre a été célébrée la Journée africaine des droits d’auteur. Et selon le directeur général de la Société des droits d’auteur et droits voisins du Sénégal (Sodav), au-delà de cette journée, c’est tout le mois de septembre qui est consacré aux droits d’auteur. C’est la raison pour laquelle la Sodav a, depuis la semaine dernière, initié des sessions de formation à l’endroit des artistes. «On va profiter de ces moments pour faire des actions de sensibilisation et de communication sur la nécessité de déclarer ses œuvres pour les artistes et pour les exploitants, leur dire la nécessité de payer», explique M. Bathily, joint par téléphone. Ce mois de mobilisation, initié par la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (Cisac), vise à attirer l’attention sur l’extraordinaire contribution des créateurs et l’importance du droit d’auteur à la vie de millions de personnes du continent africain et au-delà de ses frontières. En plus de leur contribution importante à l’économie du pays, «les porteurs d’œuvres artistiques sont un pan important de la société» souligne M. Bathily. Pour Gadi Oron, directeur général de la Cisac, «le droit d’auteur et la gestion collective sont des outils pour les créateurs, comme leurs pinceaux, leurs guitares ou leurs caméras. Ce sont également des clés de développement économique contribuant largement à la quête du bien-être dans les pays et à travers tous les continents. C’est pourquoi la Cisac contribue à susciter une prise de conscience et informe le public africain de son importance».
Cette année, l’évènement qui en est à sa deuxième édition revêt un cachet particulier pour le Sénégal. En effet, se réjouit M. Bathily, le Sénégal bénéficie d’une couverture particulière dans le rapport de l’organisation. «C’est une journée particulière pour notre pays parce que dans le rapport mondial qui est sorti, le Sénégal bénéficie d’une page focus». Selon M. Bathily, cet honneur est le résultat de la bonne performance de la Sodav pour ses premières années d’existence après la dissolution du Bureau sénégalais des droits d’auteur (Bsda). Ces bonnes performances concernent, selon lui, l’augmentation du volume des collectes et des paiements de la Sodav, la délocalisation des Conseils d’administration dans les régions de façon démocratique. L’arrivée à Dakar du directeur régional de la Cisac, le Rwandais Samuel Sangwa, devrait permettre de mettre plus en lumière ces bons résultats, souligne M. Bathily.
Dans un communiqué, la Cisac souligne que les droits collectés en Afrique en 2019 atteignent désormais les 78 millions d’euros. «Si l’Afrique du Sud, l’Algérie et le Maroc génèrent près des quatre cinquièmes des sommes collectées, de nombreux pays affichent une croissance de 10% par rapport à l’année précédente, notamment le Burkina Faso, le Cap-Vert, Djibouti, le Mali, l’Île Maurice, le Sénégal, les Seychelles et le Togo.» Le continent qui offre un environnement en constante évolution aux secteurs de la culture et de la création se caractérise tout de même par le fait que les droits collectés pour le compte des créateurs restent bien inférieurs à la production créative de la région et génèrent moins de 1% des collectes mondiales.
mamewoury@lequotidien.sn

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