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La célébration du Magal de Touba est également un jour bien béni par les mendiants. Ces demandeurs d’aumône, installés aux alentours de la grande mosquée de Touba, souhaiteraient que ce jour dédié à Cheikhoul Khadim dure toute l’année.

Le Magal fait le bonheur des mendiants qui se frottent les mains aux alentours de la grande mosquée de Touba. Ils se remplissent bien les poches. C’est leur traite. Fallou Fall, handicapé moteur, calfeutré dans sa chaise roulante, considère le Magal de Touba comme une opportunité annuelle unique pour collecter beaucoup d’argent. «Le Magal se passe à merveille de notre côté, car les talibés donnent beaucoup d’argent. Et nous nous en réjouissons. Avec ce que nous gagnons ici, beaucoup d’entre nous pourront mener une vie assez tranquille pendant des mois», lâche-t-il. Mais ils ne sont pas admis à l’intérieur du grand édifice. Ce qui réduit leur marge de manœuvre et leur gain. «Le Magal est le moment de l’année pendant lequel nous gagnons plus d’argent», dit-il. Même son de cloche du côté de Mariama Ndiaye qui tient sa petite fille dans une chaise roulante. «Je ne regrette pas d’être venue demander de l’aide aux talibés mourides. J’étais désolée quand ma fille est née avec ce handicap, mais le geste des fidèles a soulagé mes peines. Ils nous ont remis beaucoup d’argent. Si cela ne tenait qu’à moi, le Magal serait célébré chaque jour durant toute l’année», tonne-t-elle.

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