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La commune de Fatick célèbre ce week-end ses 100 ans d’existence. Une occasion pour le maire Matar Ba de rendre un hommage à ses illustres prédécesseurs que sont Ibrahima Diouf, Khar Ndoffène Diouf, Amacodou Diouf, Alioune Sène, Macky Gassama, Cheikh Kassé, Mamadou Diattara, Mbagnick Diouf et Macky Sall.

31 décembre 1917 – 31 décembre 2017. Demain dimanche, cela fera 100 ans jour pour jour que l’escale de Fatick a été érigée en commune mixte par un arrêté du gouverneur général de l’Afrique occidentale française (Aof) d’alors, Van Vollenhoven, avant de devenir une commune de moyen exercice en 1957, puis de plein exercice en 1960. Hier, lors de la cérémonie de lancement des festivités qui vont se poursuivre aujourd’hui et demain, le maire a tenu à rendre un vibrant hommage à ses neuf prédécesseurs. «C’est à partir de 1958, sous le magistère du maire Ibrahima Diouf, que l’urbanisation de Fatick a démarré avec l’allumage des premiers lampadaires au centre- ville le 29 mai 1960», a renseigné Matar Ba. Avant de poursuivre : «Emboîtant le pas à leur aîné, tous les maires qui s’y sont succédé, de l’indépendance à nos jours, ont développé des projets et programmes d’infrastructures aux fins d’accroître le développement socio-économique de la commune. Ces fils émérites, qui à des époques différentes et chargées d’histoire ont dû se battre pour faire de Fatick ce qu’elle est aujourd’hui, méritent une reconnaissance éternelle de la part de tous les Fatickois. C’est pourquoi le Conseil municipal va réfléchir sur les formes de reconnaissance qui vont graver à jamais dans les mémoires leur passage à la tête de cette commune.»
Revenant sur le passé colonial de la cité de Mame Mindiss et l’intérêt qu’elle suscitait pour les colons, Matar Ba indiquera que : «L’Administration coloniale s’est intéressée au site de Fatick en raison de sa position stratégique. En effet, en plus de sa centralité géographique sur le terroir du Sine, le fait d’être confiné sur les rives du fleuve sus nommé le prédisposait à devenir un port d’escale, porte d’entrée du colon dans le royaume du Sine, de façon à y asseoir solidement sa domination tant au plan économique que politico-militaire. La signature du traité de protectorat entre le Bour Sine Mbacké Ndiaye et la France et le transfert du poste du commandant de cercle de Niakhar à Fatick en 1898 furent les premières étapes ayant consacré la promotion des fonctions administratives, politiques et économiques de ce qui devint la cité de Fatick avec ses trois quartiers indigènes que sont Ndiaye-Ndiaye, Logandème et Ndouck, en plus du quartier commercial d’Escale», a rappelé le premier magistrat de la ville, composée aujourd’hui de onze quartiers pour une populations estimée en 2013 à 34 mille 941 habitants.
Il faut noter que c’est au ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, qu’est revenu l’honneur de procéder au lancement des activités de ce centenaire. Ce, en présence d’une délégation de la commune de Pelves en France. Sous la conduite de Michael Estienne, directeur de service municipal, ces ressortissants de cette commune du Nord-Pas-de-Calais ont voulu montrer leur gratitude à l’endroit de la commune de Fatick qui, au titre de l’effort de guerre, a eu à contribuer à hauteur de 8 000 francs pour la reconstruction de la commune de Pelves, dévastée pendant la première guerre mondiale.
dndong@lequotidien.sn

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