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Considérant la déclaration du 2 novembre 1917 du ministre britannique Balfour comme étant à la base de la création de l’Etat d’Israël et des conséquences sur son Peuple, la Palestine condamne la célébration du centenaire de ce discours. Dans un document, la chancellerie exige «des excuses et des indemnités en faveur du Peuple autochtone de Pales­tine, pour tous les torts subis, conséquences des actes irresponsables de la puissance mandataire et des crimes commis».

L’ambassade de la Palestine au Sénégal a condamné la célébration du centenaire de la déclaration de Balfour. Dans un communiqué rendu public, la représentation diplomatique de cet Etat rappelle que «le 2 novembre 1917, Lord Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, annonçait que le gouvernement de sa Majesté envisageait : «Favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le Peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif.» Pour l’ambassade de la Palestine au Sénégal, «par cette déclaration de 67 mots, la Grande-Bretagne a posé la première pierre de l’établissement de l’Etat colonial qu’est devenu Israël sur la terre de la Palestine historique sur laquelle elle avait obtenu un mandat de la Société des Nations». «Cette déclaration discriminatoire a servi à justifier toutes les politiques et pratiques de dépossession, de déplacements forcés et de massacres commis à l’encontre du Peuple autochtone de la Palestine y vivant depuis des millénaires, et traité comme une minorité communautaire dont on a ainsi nié les droits politiques. Elle a instauré une injustice terrible jusqu’à nos jours», a-t-on fait savoir. Selon la Chancellerie, ce 2 novembre certains ont fêté «de manière sordide et malsaine, cet événement honteux, au cours d’un diner festif qui a lieu à Londres, célébrant le centenaire de cette promesse colonialiste que le gouvernement britannique s’était engagé à réaliser». Au lieu de célébrer cette déclaration, la Palestine soutient qu’il faut «des excuses et des indemnités en faveur du Peuple autochtone de Palestine, pour tous les torts subis, conséquences des actes irresponsables de la puissance mandataire et des crimes commis». «Le Royaume-Uni doit assumer ses responsabilités et enfin reconnaitre l’Etat de Palestine, ce pourquoi il avait à l’origine obtenu le mandat de la Communauté internationale», a-t-on dit.
dkane@lequotidien.sn

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