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Il y a cent ans, la première Guerre mondiale s’achevait. Pour commémorer ce centenaire, les pays européens se sont retrouvés à Paris autour d’une célébration grandiose de cette tragédie. Quelque peu oubliés de ces célébrations, les tirailleurs sénégalais ont pourtant joué un rôle majeur dans le dénouement de ce conflit. Il y a quelques jours, Amadou Mactar Mbaye Tita, peintre, sculpteur et décorateur, Babacar Mbaye, romancier et l’artiste comédien Pape Fall ont mis leurs efforts en commun pour célébrer à leur tour ces vaillants combattants. Au pied du Monument de la Renaissance, le peintre Tita a exposé quelques toiles sur lesquelles tirailleurs et officiers blancs sont côte à côte.
Selon l’artiste, ces œuvres représentent le compagnonnage entre les Français et les tirailleurs. «Les tirailleurs ont été sollicités pour aider les Français pendant la guerre, c’est ainsi qu’ils ont donné leur sang pour combattre le nazisme avant de rentrer au camp de Thiaroye», indique l’artiste. Seulement, la fin de l’histoire réservera une autre tragédie à ces combattants. C’est d’ailleurs de l’histoire de ces derniers que traite le roman présenté à l’occasion de cette manifestation. Diaba, l’ange tirailleur raconte l’histoire d’une femme qui, pour protéger ses frères enrôlés, se déguise en homme et part également à la guerre.
Selon le directeur du Monu­ment de la Renaissance, Racine Senghor, ce livre célèbre «une femme protectrice d’un patrimoine de vaillance et de bravoure». Une histoire familiale pour l’auteur de l’ouvrage Babacar Mbaye. «Je ne peux qu’écrire, car parole m’est donnée par les anciens», dit-il avant que le comédien Pape Faye, accompagné au piano par Fulgence Gakou, ne déclame une belle prose. Selon M. Mbaye, l’œuvre s’est déjà jouée au Niger et à Avignon. Vivement une prochaine représentation au Sénégal !
mamewoury@lequotidien.sn

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