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Le chef de la Minusca et représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, a plaidé, lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Bangui, pour le dialogue en vue d’une résolution définitive du conflit centrafricain.

Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine prône le dialogue pour une résolution complète du conflit interreligieux qui déchire ce pays. Mankeur Ndiaye a, en effet, rappelé l’importance du dialogue dans la résolution définitive de la crise en Rca (République centrafricaine). Et invite la population à soutenir l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (Appr-Rca). Or les populations se montrent critiques à cause du comportement des groupes armés signataires. Le représentant en chef des Nations unies «appelle à ne pas céder au découragement et à soutenir cet accord et sa mise en œuvre». «Il n’y a pas d’alternative militaire à la crise centrafricaine. Si cette alternative existait, les parties ne seraient pas allées discuter à Khartoum et n’auraient pas signé l’Accord de paix à Bangui», a indiqué l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangère qui était accompagné des autorités militaires, notamment les représentants spéciaux adjoints du commandant de la force, du commissaire adjoint de la police et de la cheffe de Cabinet.
Le diplomate onusien a aussi indiqué que la Minusca, en tant que facilitatrice, continuera à travailler avec d’autres partenaires pour que la population puisse voir les dividendes de l’Accord de paix dans le cadre du dialogue, tout en mettant en œuvre «son mandat de protection des populations civiles menacées, en maintenant une posture robuste et ferme avec les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité pour les protéger».
Le Représentant spécial a par ailleurs exhorté les différents «groupes armés à respecter leurs engagements par la cessation des hostilités, les attaques contre les populations civiles et les convois humanitaires, les barrières et les taxations illégales». Il convoque, à cet effet, l’article 35 qui stipule que les auteurs de violation des accords s’exposent à des sanctions internationales dans le cadre du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, de même que dans le cadre de leurs régimes de sanctions respectifs. «Nous sommes en train de travailler sur (les) types de sanctions» à prendre, a insisté M. Ndiaye. Qui ajoute que «l’accord n’est que le début d’un processus long et difficile». Non sans inviter tous les acteurs et le Peuple centrafricain à œuvrer en ce sens. «Nous devons y travailler tous, c’est-à-dire les filles et fils de la Rca en se l’appropriant et en devenant partie de sa mise en œuvre.»
Le texte aura six mois le 6 août prochain. De l’avis du diplomate, ce délai est très court pour espérer définitivement tourner la page de la violence dans le pays. Cependant, ce sont des mois «intenses qui ont permis quelques avancées dans la mise en œuvre de l’accord, avec notamment plusieurs initiatives des autorités», se réjouit-il, après quatre mois et demi à la tête de la Minusma.
Par ailleurs, le secrétaire général de l’Onu a indiqué dans son dernier rapport sur la Rca, du 19 juin 2019 : «La contribution des Etats membres reste incontournable pour la paix, la sécurité, le retour des réfugiés et déplacés, le relèvement, etc.»
Stagiaire 

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