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Tout individu a droit à un environnement sain, dans les conditions définies par les textes internationaux. Ce droit est assorti d’une obligation de protection de l’environnement, l’appréhension des phénomènes de pollution atmosphérique, ignore les frontières administratives.
La mise en place d’un cadre juridique rénové pour une bonne gestion de l’environnement constitue l’une des préoccupations des pouvoirs publics. Au Sénégal, la loi 83-05 du 28 janvier 1983, portant Code de l’environnement, avait été élaborée sur la base de priorités bien définies. La loi 2001-01 du 15 janvier 2001, portant Code de l’environnement, précise en son article premier : «L’environnement sénégalais est un patrimoine national, partie intégrante du patrimoine mondial.»
Le large soutien apporté à la recommandation de la production d’énergie électrique démontre que de nombreuses personnes veulent davantage une gestion publique de leur environnement d’abord, ensuite leur approvisionnement énergétique. L’amélioration permanente des caractéristiques du milieu vis-à-vis des critères de qualité de vie (santé, confort, environnement) doit être le but de toute politique. Nous avons le regard tourné vers l’avenir. Pourtant, la redécouverte des biens communs agite de nombreuses disciplines scientifiques. Les mouvements sociaux, eux aussi, les découverts : leurs protagonistes cherchent des alternatives au modèle économique destructeur dans lequel nous vivons et remettent la défense des biens communs au cœur des débats de société et de la vie politique.
Au Sénégal, l’Etat, les collectivités locales, les représentants des principaux polluants atmosphériques effectuent la surveillance de la qualité de l’air sur un secteur géographique. Cette Constitution qui est un gage d’indépendance est réaffirmée dans la loi sur l’air. La centrale à charbon, installée à quelques encablures de la capitale, à cinq minutes à vol d’oiseau, est aux antipodes de toute la législation. C’est l’antithèse de tous les programmes de gestion de l’air. Dakar est surchargée d’industries polluantes. Le tourisme en recevrait un sacré coup (Gorée, la Petite côte, les hôpitaux, tout le littorale et même le Palais présidentiel ne serait pas épargné). Les polluants émis par les différentes activités génératrices sont très nombreux, il serait impossible techniquement et pratiquement de suivre pour tous leurs niveaux dans l’environnement. On choisit donc des polluants caractéristiques de divers types d’activités qui constituent la pollution induite par celles-ci dans l’air. Les indicateurs sont choisis pour leur spécificité et leur nuisibilité connus sur le milieu (santé notamment).
Les niveaux des différents polluants dans l’environnement dépendent également de facteurs incontrôlables, comme la météorologie, la topographie etc. qui interviennent de façon complexe sur les émissions. Mais cela ne le justifie pas. Il serait illusoire d’analyser l’état de la qualité de l’air qui s’avère nocif à plus d’un titre. Les décisions visant à l’amélioration de la situation doivent être élaborées à partir d’éléments objectifs, décrivant la situation et les tendances qui y ont conduit. Dans le cas de l’air, les progrès peuvent être faits par une maîtrise accrue des émissions de polluants.
Ainsi, comme indicateurs de la pollution émise par les installations de combustion fonctionnant au charbon, on peut citer le dioxyde de soufre et les fumées noires, le moxyde de carbone, les oxydes d’azote consom­mant une quantité élevée d’eau douce pour appoint au circuit eau/vapeur mauvais rendement thermique (comme tout cycle de eau-vapeur). Traitement des déchets solides (suies) concernant le lignite et charbon.
Sa protection et l’amélioration des ressources qu’il offre à la vie humaine sont d’intérêt général et résultent d’une politique nationale dont la définition et l’application incombe à l’Etat, aux collectivités locales et aux citoyens. On doit donc informer de cette situation les cibles potentielles (santé, végétaux, bâtiments). Il doit prendre en compte la densité des pôles d’activités et l’exposition de la population. Il n’y a pas que les populations de Rufisque, de Sindou, de Bargny et le Port minéralier et plus tard. Ndayane, Saly et même Mbour sont concernées. L’objectif premier est la connaissance de l’exposition des personnes. Les conséquences sur la santé doivent donc être particulièrement examinées.
Les indicateurs sont choisis pour leur spécificité et leur nuisibilité, connus sur le milieu (santé notamment). La maladie débute par un syndrome grippal peu spécifique, accompagné de fièvre, de douleurs musculaires, de maux de tête et de toux sèche. Parfois, le patient meurt quelques heures après le début de cette phase. Une méningite hémorragique ou une septicémie charbonneuse complique l’évolution dans près de la moitié des cas, l‘absence de prise en charge. Cette forme de charbon, la plus grave, provient de l’inhalation de spores via des particules contaminées (aérosol). Les spores qui se sont déposées dans les alvéoles pulmonaires sont phagocytées par les macrophages. Ceux-ci finissent par éclater et les spores ainsi libérées sont transportées par le système lymphatique aux ganglions trachéobronchiques. Les spores donnent naissance à des formes végétatives qui se multiplient et qui produisent des toxines jusqu’à soixante jours plus tard, l’incubation pouvant atteindre plus de six semaines. Le charbon pulmonaire représente plus de 15% des cas, mais son taux de mortalité est estimé entre 90 et 100%, en l’absence de traitement.
Nous avons le regard tourné vers l’avenir. Pourtant, la redécouverte des biens communs agitent de nombreuses disciplines scientifiques depuis de nombreuses années. Les mouvements sociaux, eux aussi, les ont découverts. Ils cherchent des alternatives au modèle économique destructeur dans lequel nous vivons et remettant la défense des biens communs au cœur des débats de société et de la vie politique.
Cela n’est nulle part plus évident que là où il n’y a précisément pas d’accès règlementé aux ressources naturelles, ou bien où il n’y a pas pour diverses raisons de coopération au sein de la communauté. La sur-utilisation dramatique de l’atmosphère et la menace de destruction de zones hanséatiques (Bargny-Sindou) mettent en évidence l’échec, jusqu’à ce jour, des innombrables tentatives de nous entendre sur des règles raisonnables en tant que membres d’une communauté planétaire.
Abdoulaye DIAGNE
Alliance des AINES
layegora@hotmail.com

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