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Le Fonsis a sillonné, hier, la région de Thiès afin de s’enquérir du niveau d’exécution de ses projets. La délégation conduite par la présidente du Conseil d’administration, Me Nafissatou Diop Cissé, a obtenu, entre autres assurances, que la centrale solaire de 30 mégawatts de Méouane sera prête en mars 2017.

C’est l’ère des centrales énergétiques. Après celle de Bokhol d’une capacité de 20 mégawatts et de Malicounda, le gouvernement va inaugurer une autre unité de production énergétique qui va augmenter la capacité du mix énergétique du Sénégal. Cette centrale solaire photovoltaïque de 30 mégawatts est présentée, en termes de capacité comme la plus grande en énergie renouvelable au niveau de la sous-région. Ce projet implanté dans la commune de Méouane, à Santhiou Mékhé et d’un coût global de 27 milliards de francs Cfa va contribuer à l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse). L’électricité produite sera vendue à la Senelec pour une durée minimale de 25 ans. Lors d’une visite de chantier tenue hier, les responsables du Fonds souverains des investissements stratégiques (Fonsis) ont été rassurés par les entreprises en charge de la réalisation de l’ouvrage à savoir Solaire direct, Meridiam et Proparco.
Selon Emmaneul Oloa, directeur de projet à Solaire direct, l’espace de 64 ha où devra se réaliser la centrale, nécessite 92 mille panneaux solaires. Ainsi, assure-t-il, ce total de panneaux sera à disposition «au plus tard à la fin de la première semaine du mois de février». «Nous sommes dans les délais. Donc, l’infrastructure sera inaugurée en mars 2017», fait-il savoir.

Industrie pharmaceutique en décembre 2017
Satisfaite de ces assurances, la délégation du Fonsis composée de la présidente du Conseil d’administration, Me Nafissatou Diop Cissé, du directeur général, Ibrahima Kane et de Pierre Ndiaye, directeur général de la Planification et des politiques économiques, a posé ses baluchons à Bayakh. Dans cette localité située dans la commune de Diender, il est prévu une unité industrielle pharmaceutique vi­sant la production de flacons de perfusion de 500 ml pour le marché sénégalais et sous régional à des coûts plus abordables pour la population et une participation positive à l’amélioration de la balance commerciale. D’un coût global de 6,5 milliards de  francs Cfa pour une production annuelle de 12 millions de flacons, le projet aura un impact sur l’économie locale avec la création de plus de 70 emplois directs à partir de la première année d’exploitation. D’après la société Pa­ren­terus qui est chargée du projet, cette usine sera fonctionnelle à partir de décembre 2017.
Visage radieux malgré la fatigue, Me Nafissatou Diop Cissé exulte : «2017 sera une année d’inauguration. Nos projets ne sont pas de la fiction. C’est une réalité. Nous ne restons pas dans les bureaux pour signer des conventions. Grace à la vision du président de la République, Macky Sall, nous sommes dans le temps de l’action au service exclusif des populations.» Le directeur général du Fonsis a rappelé que le Fonsis a déjà validé 12 projets pour un financement de 200 milliards de francs Cfa.
Auparavant, les responsables du Fonsis ont débuté la tournée par une visite au centre Polimed de Mbour. Cet établissement sanitaire flambant-neuf ouvert depuis décembre 2015 a reçu plus de 20 mille patients dont la plupart souffrent d’accident vasculaire cérébral, selon son président Pape Demba Diallo. Pour ses trois infrastructures, le Fonsis et ses partenaires ont investi plus de 37 milliards de francs Cfa.
bgdiop@lequotidien.sn    

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