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A Dakar, les Français ont massivement voté au centre du lycée Jean Mermoz de Ouakam.

Mine timide, Julien fait la queue depuis une dizaine de minutes accompagné de sa femme. Aux premières heures de la matinée d’hier, le jeune homme, la vingtaine, est très déterminé, à apporter sa voix dans le changement de régime en France. «Dans notre pays, il y a un besoin de réformes et de changements. Tous les candidats présentent différents types de changements avec une France qui se replie sur elle-même et une France qui s’ouvre», explique-t-il. La cour du lycée Jean Mermoz ne désemplit pas. Dans les deux bureaux de vote, les files d’attente sont assez longues. Françoise, elle, ne s’est pas encore décidée par rapport à son choix. La dame, au teint métissé, visionne les programmes des candidats à l’Elysée à travers une grande affiche dressée devant le portail de l’école. Seule Marine Le Pen ne figure pas sur la liste. On nous explique que la candidate du Front national n’a pas envoyé ses affiches à temps.
Dans les lieux, personne ne veut décliner l’identité de son vote. Collette Bousquet veut du changement mais est très contrariée lorsqu’on lui demande qui des 11 postulants incarne cela. «Je ne vous le dirais pas», tonne-t-elle sèchement. Tout le contraire de Florent Ndiaye. Le métis aux dreadlocks déclare sa flamme à Jean-Luc Mélenchon. «J’ai voté pour un changement pour qui à offrir plus de fraternité envers les gens. C’est Mélenchon qui l’incarne. Je suis sûr à 100% qu’il va gagner», dit-il tout souriant.
Il faut savoir que des 20 mille Français résidant au Sénégal, 13 839 sont inscrits sur les listes électorales. Le centre du lycée Jean Mermoz concentre 2  bu­reaux de vote avec après de 4 000 votants. Après avoir accompli son devoir citoyen et visité 5 bureaux de vote, l’ambassadeur de la Fran­ce au Sénégal a apprécié le déroulement du vote. Christophe Bigot a fait savoir que la gendarmerie et la police ont été mises à contribution pour assurer «le maximum de sécurité» aux votants. D’ailleurs, une fouille mi­nutieuse est subie par les votants à l’entrée. Ils seront de nouveau appelés le 7 mai prochain à se prononcer entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
bgdiop@lequotidien.sn

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