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Porte-parole de la confrérie des Layènes plusieurs années durant, la vie de Chérif Ousseynou Lahi n’a pas été vaine ! Alioune Badara Bèye, le président de l’association des écrivains du Sénégal, a tenu à lui consacrer un recueil entier de poésies. Intitulé Chants pour Chérif Oussey­nou Lahi, ce recueil a été dédicacé avant-hier à la fondation Sonatel. Un beau prétexte pour la famille layène, les disciples et l’entourage de Cherif Ousseynou Lahi de rappeler les actions de grâce, du vénéré et saint homme.

La cérémonie de dédicace du recueil de poésies dédié à Chérif Ousseynou Lahi a pris hier des allures de Thiant. Vêtus de blanc, les disciples layènes ont convergé en grand nombre vers le siège de la fondation Sonatel, où s’est déroulée la cérémonie, avec à leur tête l’actuel porte-parole des Layène, Mamadou Lamine Lahi, et d’autres membres éminents de la famille de Baye Lahi dont Baye Mor Lahi, fils de l’actuel khalife, Dial Thiaw Lahi, Libasse Lahi, Baye Sidy Issa Lahi,… Tous ont salué la publication du recueil de poèmes portant sur celui qui était nommé «le docteur de la jeunesse. Le ministre des Transports aériens, Maimouna Ndoye Seck, dans son témoignage, a rappelé les liens intrinsèques qui le liaient au saint homme rappelé à Dieu le 1er juillet 2009, à 3 semaines du 129e appel des layènes.
Chérif Ousseynou Lahi était âgé d’une soixantaine d’années environ. Fils de Seydina Issa Rouhou Lahi et de Safiétou Niang, celui qui était pressenti successeur du khalife a été des années durant au service de la famille layène. Différents témoignages renseignent qu’il a été également à l’initiative du mouvement international Farlu ci diné ji (épris de la religion) de Yoff qui a rehaussé de sa présence la cérémonie et assuré une belle participation à travers des chants religieux et autres zikr. Comme aimait le faire Chérif Ousseynou Lahi de son vivant. «C’était un homme exemplaire qui a consacré toute sa vie, à la communauté layène et qui a parcouru le monde pour livrer le message de Serigne Baye Lahi. L’ardeur de cet homme pour la communauté layène n’était plus à démontrer. Alioune pleure celui que toute la nature a pleuré. Alioune pleure pour son oncle qui l’a suivi et épaulé. A jamais vous avez pérennisé l’exemple de chérif Ousseynou Lahi, il vivra à travers votre œuvre», a soutenu l’une des membres de la famille, Adja Ndella Laye, de même que Dial Thiaw Laye chantant lui, sa fierté d’appartenir à cette famille, cette communauté layène tant célébrée.

Sa philosophie, son style et sa beauté légendaire vantés
«En chantant le vénéré Cherif Ousseynou, tu renforces notre fierté d’appartenir à cette famille et communauté layène», a dit Dial Thiaw Laye à l’endroit de l’auteur. Poursuivant dans ce registre des témoignages, le ministre des Transports aériens, Maimouna Ndoye Seck, a également fait part de sa fierté. «J’éprouve beaucoup de fierté et de plaisir de présider la cérémonie de dédicace de l’œuvre consacré à un homme humble, digne, cultivé, social, un éducateur, élégant et multidimensionnel à tout point de vue», a-t-elle mentionné revenant sur le souvenir de cet homme qui fut, pour elle, non seulement un guide mais également un ami, un confident. «Il n’a jamais cessé de me prodiguer de précieux conseils. Des conseils qui sont toujours d’actualité, m’inspirent et guident mes pas. Son souvenir restera à jamais graver dans la mémoire des Sénégalais en particulier celle des layènes», insiste-t-elle. Mme Maïmouna Ndoye Seck promet par ailleurs de peser de son poids pour que l’œuvre que vient de publier Alioune Badara Bèye soit traduite dans d’autres langues pour sa large diffusion.
Le président de l’Association des Ecrivains du Sénégal pour sa part, n’en revenait toujours pas. Durant cette cérémonie de dédicace de son œuvre, l’intensité de son émotion montait crescendo face à l’honneur qui lui a été fait de recevoir des membres éminents de la communauté layène, notamment le porte-parole : Mamadou Lamine Lahi doublé du privilège qui lui a été accordé de rendre hommage au «docteur de la jeunesse, chérif Ousseynou Lahi». «Mon oncle a inspiré en grande partie la jeunesse. Cherif incarnait les préoccupations de cette jeunesse. Sa philosophie, son style et sa beauté légendaire», a-t-il dit, s’effaçant sous les envolés lyriques de Ouzin Mbaye et de sa bande qui ont clos la cérémonie en apothéose.

aly@lequotidien.sn

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