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Hier, la cérémonie de dédicace du livre Le jour et la nuit, à Keur Birago a été une aubaine pour l’Association des écrivains du Sénégal et le Pen Sénégal de rendre hommage au professeur Oumar Sankharé qui s’est éteint le 26 octobre 2015. Toujours d’actualité, les critiques faites à l’auteur de l’ouvrage Le coran et la culture grecque, se sont avérées malsaines, fausses, aux yeux du Colonel Moumar Guèye qui pense qu’ «on aurait dû lui apporter une réponse au lieu de le condamner à mort».

Presque deux ans après la disparition du Pr Oumar Sankharé, les larmes n’ont toujours pas séché du côté des écrivains. Hier, parents, amis, écrivains ou simple lecteurs, hommes de lettres ou hommes de scène, comédiens, artistes, anciennes gloires se sont tous réunis à Keur Birago pour la dédicace de son livre Le jour et la nuit. Ils ont profité de cette tribune pour lui rendre hommage, mais surtout pour rétablir la vérité à propos de son livre «Le coran et la culture grecque». Ce livre publié, en 2014, un an avant sa mort, a suscité un tollé dans tout le Sénégal : des millions de personnes se sont levées pour porter des critiques, et certaines sont allées jusqu’à traiter l’auteur de «mécréant», «un homme égaré». Pourtant de l’avis du Colonel Moumar Guèye, il n’y a pas plus croyant que Oumar Sankharé.
Face aux caméras de télévisions et en présence du président de l’Association des  écrivains du Sénégal (Aes), Alioune Badara Bèye, de Djibril Diallo Falémé (écrivain), de la famille du professeur Oumar Sankharé et du professeur Marie Teuw Niane, venu présider la cérémonie de dédicace du roman «Le jour et la nuit», le colonel Moumar Guèye par ailleurs président de Pen Sénégal, s’est engagé à réparer le tort causé au défunt professeur suite à la publication de son livre Le coran et la culture grecque. «Ce livre qui a été envoyé au Sénégal en seulement 100 exemplaires a fait l’objet  de 14 millions de commentaires. Presque tous en ont parlé, mais peu sont ceux qui ont pu se le procurer et le lire», a déclaré, Moumar Guèye regrettant que le professeur de lettres ait été pilonné de toutes parts par des personnes qui ne comprenaient rien dans le contenu de cet ouvrage qu’ils n’ont jamais vu, ni lu. Lui qui a lu ce livre à plusieurs reprises, dit avoir été renforcé dans sa foi au coran et à la mission du prophète.

Sankaré, un grand incompris comme Galilée
Pour M. Guèye, le professeur Sankharé a été critiqué et condamné à tort puisqu’il n’a fait que poser une problématique. «Il a vu dans le coran des choses qu’il a vues dans la culture grecque. Allah a envoyé 124 000 prophètes sur terre, et 104 livres saints. Quand on envoie  124 000 prophètes sur terre, et 104 livres saints, n’est-il pas normal de trouver des choses qui datent de 1000 ans avant dans le coran ?». Il a posé cette problématique et beaucoup de personnes se sont donné la liberté de dire qu’il met en doute le coran. M. Guèye assure qu’il ne l’a jamais fait, au contraire, il a même écrit dans son livre que le coran était «une œuvre inégalable sur terre». Il soutient qu’il est normal que des humains posent des problématiques. Mais ce n’est pas pour autant qu’on doit les condamner à mort. On doit plutôt y apporter des réponses. Défiant quiconque de lire ce livre et de lui dire où est ce que Oumar Sankharé a mis en doute le coran, la mission du prophète Mouhamed (Psl). «Dans le pays on doit arrêter de critiquer ce qu’on ne maitrise pas. Dans ce pays on doit arrêter d’insulter les autorités. Le sage a vécu, maintenant il est mort. Il restera peut être un grand incompris, tout comme Galilée en son temps», a terminé Momar Guèye.
aly@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. médecins après la mort! Au moment où il fallait défendre le professeur Sankharé ils ne l’ont pas fait et ils attendent qu’ils soit dans l’au-delà pour le “magnifier”. C’est une magnifique escroquerie intellectuelle à titre posthume. Raggal leen yalla waay!

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