PARTAGER

La danseuse, chorégraphe internationale et ex-directrice de l’Ecole des Sables, Germaine Acogny, a reçu samedi dernier une autre décoration de la France. L’insigne d’officier de la Légion d’honneur lui a été remis par l’ambassadeur de la  France au Sénégal, Christophe Bigot, qui l’a reçue dans sa résidence située au Cap Manuel.

«Au nom du président de la République et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous fais officier de Légion d’honneur.» C’est en ces termes que Christophe Bigot, ambassadeur de la France au Sénégal, a procédé à la décoration de Germaine Acogny. Après avoir épilogué sur le long et riche parcours de la danseuse et chorégraphe, le Haut représentant de la France au Sénégal a reconnu l’immense talent de Madame Acogny, ainsi que sa ténacité et sa créativité. «Elle a réinventé l’art de la danse et en a fait profiter toute une école, l’école de la danse, l’Ecole des Sables qu’elle a créée. Elle a réussi à allier modernité et tradition. Et elle le fait avec beaucoup d’imagination et de charme. C’est tout naturellement que la France a souhaité reconnaître ses talents en lui décernant, par mon truchement, cette Légion d’honneur au grade d’officier. C’est la reconnaissance pour une très belle contribution à l’humanité dans le domaine de la danse», a souligné Christophe Bigot.
Quelques minutes avant d’épingler cet insigne, M. Bigot confiait toute la joie qui l’animait. «Le grade d’officier de la Légion d’honneur, c’est la plus prestigieuse décoration française. Vous méritez toutes les distinctions. Vous en avez d’ailleurs une belle collection.»
Crâne rasé, posture bien droite, la dame âgée de 72 ans a reçu sa décoration sous le regard attendri de l’assistance. Germaine Acogny a remercié la France qui, tout autant que le Sénégal, est son pays. «Un pays qui, par le passé, m’a déjà comblée en me décorant de l’Ordre du mérite, de celui des arts et lettres, en me faisant chevalier de la Légion d’honneur et maintenant officier de la Légion d’honneur. J’apprécie autant cette distinction qu’elle intervient au moment où je prends ma retraite en tant que directrice de l’Ecole des Sables et où je passe le flambeau à mon fils, Patrick, chorégraphe, danseur et professeur.»
Plusieurs décennies passées au service de la danse à travers l’Ecole des Sables, l’Association Jant Bi…, Mme Acogny a gardé de bons et beaux souvenirs et se réjouit de voir aujourd’hui des jeunes vivre de leur art, ouvrir des écoles de danse, créer des compagnies, des festivals comme Kaay fecc, Duo solo. «C’est une grande récompense de voir que des jeunes créent et font des créations, c’est extraordinaire», a-t-elle soutenu heureuse et fière, regrettant toutefois l’absence du ministre de la Culture et de la communication. Et requérant par ailleurs que la France et le gouvernement sénégalais appuient et soutiennent la danse, la culture. «C’est de plus en plus dur pour les jeunes. Nous comptons sur votre appui pour que l’aide de la France continue. J’exhorte le gouvernement à aider la danse pour que les jeunes puissent s’épanouir dans ce domaine», a-t-elle plaidé. Au Président Macky Sall, elle rappellera également ses promesses : «M. Macky Sall a récemment manifesté le souhait de se pencher sur notre avenir. Nous sommes en attente de ses décisions.»
A sa suite, Nadège Chouat, actuelle directrice de l’Institut français de Dakar, a aussi été élevée au grade de chevalier de l’Ordre national du mérite pour sa longue carrière (20 ans) et services rendus à la France.

aly@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here